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jeudi 26 février 2009

UK. TV. GBH, modèle d'excellence à l'anglaise



"GBH" est une mini série (7x1h30) anglaise diffusée par Channel 4 en 1991. C'est un pur produit de la télé anglaise. Entendez là qu'on y trouve tout ce qui fait l'excellence de et la particularité de la télé made in UK.

Vous retrouverez désormais cette chronique sur le site Cinemaderien.fr consacré aux fictions britanniques (cinéma et télévision)

jeudi 19 février 2009

USA. TV. "Damages" déjà au bout du rouleau?



C'est l'une des maladies congénitales des séries américaines. Elles ne savent pas s'arrêter à temps. Dans un univers télévisuel américain où seul l'audimat décide de la survie ou non d'une série (qui peut très bien s'arrêter en cours de saison en cas de mauvais chiffres), la longévité de certaines s'explique surtout par la volonté d'exploiter jusqu'au bout les recettes gagnantes. Du coup la saison de trop est toujours à craindre. Et tout le monde peut s'amuser à analyser quand telle série s'en est allée en eau de boudin. Certaines ont même très vite dégénérées à commencer par "Heroes" (au bout d'une seule saison), "Prison Break" (au bout de deux saisons),... (Très) rares sont les séries à succès à ne pas avoir souffert de ce maux si courant outre atlantique : "Six Feet Under", "Sopranos", "Friends",...


"Damages" c'était l'une des révélations de la télé américaine de 2007. Un thriller classe, à l'image et au suspens léchés, avec en tête de distribution une star américaine de premier ordre Glenn Close. Que demander de plus? Et il est vrai que la première saison de "Damages" était très plaisante. On y suivait avec beaucoup d'intérêt les mésaventures d'Ellen Parsons (Rose Byrne), jeune et brillante diplômée en droit qui va faire ses classes chez la plus brillante des avocates new yorkaises Patty Hewes (Glenn Close). Tout de suite, Ellen va être propulsée en première ligne sur une affaire de plusieurs millions de dollars concernant un milliardaire Arthur Frobisher qui aurait ruiné ses salariés. Le rêve pour une jeune femme ambitieuse? On sait dès le début que quelque chose n'a pas tourné rond. A coup de flashbacks inversés, on apprend que quelques mois plus tard le petit ami d'Ellen est sauvagement assassiné dans son appartement. Qui est le coupable? L'inquiétante Patty Hewes, le sans scrupule Arthur Frobisher ou Ellen elle-même qui semble avoir complètement pêté les plombs?

La première saison de "Damages" avait donc réussi son pari en bonne partie grâce à l'interprétation magistrale de Glenn Close qui crevait le petit écran. Restait à savoir si la deuxième saison allait confirmer cet essai... et après six épisodes de la saison deux, la réponse tend aujourd'hui franchement vers la négative.

Glenn Close est toujours là et on a même ajouté un autre acteur américain d'envergure pour l'épauler : William Hurt qui joue ici un ex de Patty Hewes, un homme dévasté dont la femme vient d'être assassinée et qui se retrouve impliqué dans une catastrophe environnementale (les deux évènements étant liés).

Le problème ici est que le scénario est confus et qu'on arrive pas vraiment à se prendre d'intérêt pour les malheurs du personnage incarné par William Hurt, pas charismatique pour un sou. Le personnage d'Ellen est toujours présent, elle a ré-intégré le cabinet de Patty Hewes avec la ferme intention de la piéger (elle joue les taupes pour le FBI), mais on se lasse des ses atermoiements et de ceux du FBI qui font un pas en avant puis un pas en arrière. Par le biais de séquences se déroulant quelques mois plus tard, on voit Ellen tenir en joue quelqu'un. Qui? Là est toute la question. Mais nous passionne-t-elle? Les séquences du futur qui nous ont marqués dans la première saison sont ici mal utilisées, irrégulières et paraissent souvent inutiles.

Bref, on voit pas trop où nous mène cette histoire, et le fil conducteur de la série a du jeu. Reste à savoir si les scénaristes arriveront à redresser la barre. Il serait dommage de voir "Damages" s'épuiser dès la seconde saison.

mercredi 4 février 2009

UK. TV. A ne pas manquer : Soirée sur les séries anglaises de SF le 11 février.



N'oubliez pas de réserver votre soirée du mercredi 11 février. A 20h à l'entrepôt (paris 14ème) débute la première conférence du GOS organisée en collaboration avec l'équipe de Premium TV sur le thème : "Carte blanche au Grand Ordre de la Serviette : Les extraordinaires aventures de la science-fiction britannique par ceux qui la font"

Au menu une conférence passionnante mais aussi de nombreux interviews exclusifs réalisés spécialement pour la soirée :

- Dirk Maggs, le Monsieur Science-Fiction des ondes radiophoniques britanniques,
- Kim Newman, prolifique écrivain et critique de science-fiction,
- Nicholas Briggs, l’homme derrière les voix des Daleks, Cybermen et de nombreux monstres de Doctor Who mais surtout un des principaux responsables des aventures audiophoniques du Docteur,
- Nicholas Courtney, comédien ayant cotoyé la quasi-totalité des différentes incarnations du Docteur le plus connu de toutes les galaxies,
- Andy Murray, auteur de Russell T Davies : T is for Television : the Authorised Screen Biography et Into the Unknown : The Fantastic Life of Nigel Kneale.

bref tout le menu de la soirée et plus sur le site de Premium TV :

http://www.a-suivre.org/premiumtv/


Le site du Grand Ordre de la Serviette

mercredi 17 décembre 2008

UK. TV. The IT Crowd, la série qui se moque des nerds!


Allez autant vous le dire tout de suite, "The IT Crowd" est une brillante sitcom sur les nerds et geeks de tout poil. On y suit avec bonheur le triste sort de Roy (l'ours irlandais mal rasé fainéant et adepte de junk food) et Moss (le binoclard introverti qui vit encore chez sa mère), les ados vieillissant qui constituent à eux deux le département informatique d'une grosse société.

Bien évidemment, ces deux zozos sont confinés au sous-soul de la société où ils vivent en quasi autarcie dans un gros bordel constitué d'épaves d'ordinateurs, de jeux vidéos et de multiples tasses de café à moitié vides. Ils répondent à tout appel provenant de l'extérieur (le reste de la société) par un sempiternel "Avez vous vérifié si votre ordinateur est bien branché?". Car c'est là bien le malheur de tout nerd : être continuellement dérangé par des non nerds qui ne connaissent rien à l'informatique et qui posent toujours les mêmes questions stupides.

Malheureusement pour eux, leur antre va bientôt être prise d'assaut par une créature d'un autre monde : Jen, une jeune femme qui est censée diriger le département informatique, c'est à dire eux! Le monde à l'envers car c'est bien connu, aucun individu de sexe féminin ne sait manipuler un ordinateur. Ce qui n'est pas vraiment faux en ce qui concerne Jen. Complètement incompétente, enchainant les rendez vous amoureux foireux, elle joue cependant tant bien que mal le rôle de l'adulte veillant sur un duo de vieux adolescents.

Parmi les personnages récurrents on trouve des caractères hauts en couleur comme le PDG de la société, Denholm Reynholm, un égocentrique qui dirige sa société à coup de concepts de management délirants (les toilettes mixtes,...) censés doper la productivité, ou encore le sinistre Richmond (joué par l'excellent Noel Fielding), l'ancien yupee devenu gothique et enfermé dans un placard au sous sol de la société.

"The IT Crowd" ne se veut pas réaliste pour un sou (encore que son portrait du nerd de base est bien vu). Il adopte un ton de farce qui le rapproche davantage du sitcom anglais classique que du "mockumentary" aujourd'hui très à la mode à la télé anglaise (et dont le chef de file est bien entendu le cultissime "The Office").

Derrière la réussite de "IT Crowd" on retrouve le scénariste irlandais Graham Linehan, qui malgré son jeune âge (il a 40 ans), s'est retrouvé derrière de grands succès de la télé anglaise dont le célèbre "Father Ted" qu'il a créé avec son complice Arthur Mathews, ou encore l'excellent "Black Books" avec Dylan Moran.

La série inaugurée sur Channel 4 en 2006 en est aujourd'hui à sa troisième saison. Elle est diffusée dans le monde entier (en France sur TPS Star), et a fait l'objet de deux tentatives de remakes avortés aux USA et en Allemagne où ils ont dû faire face à une foule de fans pas contents. Il faut dire que tous les nerds de la Terre ont Internet et ils sont très chatouilleux sur les tentatives de reprise de l'une de leur série préférée.

mercredi 10 décembre 2008

USA. TV. Dexter. Un serial killer qui vous veut du bien.


"Dexter" n'est pas vraiment une nouveauté mais je dois vous dire que je ne l'ai découverte que récemment. Pendant longtemps, le thème du serial killer, l'un des plus usés par les scénaristes américains avec la mafia et le Vietnam, a créé chez moi un véritable blocage.

Pourtant, un serial killer comme héros d'une série américaine, voilà un concept assez innovant. Soit, depuis quelques années, la télé américaine a montré qu'elle savait construire des séries autour de personnages troubles ("The shield" et "Sopranos" en sont les exemples types), mais cela reste assez rare.

Après avoir rendus attachants un parrain de la mafia et un flic véreux, nos amis américains allaient ils réussir la même chose avec celui qui n'est pas loin de se rapprocher du méchant absolu?

Dexter est un homme bien installé dans la trentaine, travaillant pour la police de Miami en tant qu'analyste spécialisé dans les tâches de sang. Mais c'est aussi un serial killer qui pratique son art selon un code de conduite que lui a appris son père adoptif Harry Morgan, ancien policier aujourd'hui décédé. Selon ce code, il ne doit tuer que des assassins qui sont passés à travers les mailles de la justice et dont il peut prouver la culpabilité. Introverti dans la vie quotidienne, complètement déconnecté de toute émotion, il a appris à simuler pour cacher son identité de monstre.

Dexter fait donc tout pour avoir des relations normales avec les gens qui l'entourent : ses collègues de travail, sa soeur ou sa petite amie (mère de deux enfants). Parfois quelques personnes arrivent à percer sa carapace et à deviner le monstre derrière le masque de garçon trop parfait, mais pour tout dire, cela se finit rarement bien!

"Dexter", basée sur des romans de Jeff Lindsay, lancée sur le réseau Showtime en 2006, en est aujourd'hui à sa troisième saison et a été confirmée pour deux autres saisons. La raison du succès : tout d'abord l'excellent jeu de l'acteur qui incarne Dexter (Michael C. Hall finalement pas si éloigné de son rôle d'homosexuel introverti dans Six Feet Under!). Ensuite, un ton très particulier : la série a un rythme assez lent (les épisodes durent 50mn), et un humour noir très présent particulièrement à travers la voix off de Dexter (pendant longtemps, la voix off a été mal considérée chez les Américains, mais elle fait aujourd'hui un comeback fracassant dans les séries ). La voix off permet de donner plus de profondeur à la série, et de nous rapprocher du personnage de Dexter qui, sinon, pourrait paraitre un peu trop distant et froid pour attirer la sympathie et même l'intérêt à long terme.

Finalement, Dexter est loin d'être un serial killer type Hannibal Lecter. Son code de conduite le rapproche plutôt d'un justicier aux méthodes quelque peu expéditives. Mais après tout, à moins que vous cachiez quelques cadavres dans votre placard, vous n'avez rien à craindre de lui. La morale est sauve? C'est un peu la question que pose la série depuis maintenant trois saisons. Pour l'instant, la série a su renouveler l'intérêt du téléspectateur, mais la saison de trop est toujours à craindre.

PS (UPDATE): à noter que Canal Plus vient de lancer la saison 2 en janvier 2009 en grandes pompes sur les écrans français à coup de pubs et d'affiches un peu partout.

mercredi 3 septembre 2008

UK. TV. Benidorm. Les Anglais en vacances, c'est pas joli!




"Benidorm" est une nouvelle comédie produite par Geoffrey Perkins (voire news précédente) et écrite par Derren Litten (The Catherine Tate Show). Elle est diffusée depuis 2007 sur ITV. La deuxième saison vient juste de démarrer (une troisième est déjà programmée).

"Benidorm" est une satire virulente sur les Anglais qui vont passer leurs vacances dans les parcs à touristes bétonnés de la costa del sol et qui y consacrent leur temps à boire de la bière dans la piscine et ne sortent pas du resort (parce qu'au resort tout est compris dans le prix, alors il faut en profiter un max!). Dans la première saison, nous avons droit à une belle galerie de personnages hilarants :

- une famille anglaise populaire composée notamment du mari volage (l'excellent Steve Pemberton), la belle mère ignoble en chaise roulante qui fume commme un pompier et à la peau brulée par le soleil, la fille de 16 ans qui cache sa grossesse à ses parents, le fils qui rêve de voir la plage (oui mais bon il faut quand même sortir du resort et on risque de devoir dépenser de l'argent!)

- un couple de soixantenaires échangistes qui essaie de s'échanger avec tout ce qui bouge

- un vieux garçon champion de quizz (Johnny Vegas) en vacances avec sa mère (qui est aussi son coach) et qui pètera le plomb quand il perdra au quizz hebdomadaire du resort.

- un couple d'homosexuels

- Le barman latin lover qui drague toutes les vacancières

- un jeune couple de bonne famille qui ne peut avoir d'enfants et qui part en vacances pour se retrouver. La femme est bien entendu choquée par la vulgarité ambiante, mais couchera avec le susnommé latin lover.

- ... et beaucoup de gros obèses et vulgaires.

Pour l'instant, aucune diffusion française n'est prévue. C'est en tout cas une excellente caricature du Britannique en vacances, une race à part comme les Britanniques eux-même le savent bien.

UK. TV. Geoffrey Perkins est mort



C'est une très grande perte et une fort triste nouvelle pour tous les fans de télévision et d'humour british. Le grand producteur Geoffrey Perkins est mort vendredi 29 août à l'âge de 55 ans, renversé par un camion alors qu'il traversait une rue à Londres.

Vous ne connaissez peut être pas son nom. Mais Geoffrey Perkins est un nom indissociable de la télévision et de l'humour anglais de ces vingt dernières années. L'un de ses premiers jobs aura été de produire le feuilleton radio de la BBC "The Hitchhiker's guide to the galaxy" (H2G2) de Douglas Adams.

Pour la télévision, il a assuré la production de "Spitting Image" (les Guignols de l'info version anglaise), "The Thin blue line" (avec Rowan Atkinson), "Saturday Night Live" et "Friday Night Live", "The Harry Enfield Television Programme", "Father Ted", "The vicar of Dibley", "The Fast Show", "Happiness", "My Hero", "2 Pints of Lager", "My Family", "Coupling",...

Il a été un temps responsable du département comédie à la BBC (1995-2001). Une expérience qui l'a souvent frustré. Il a critiqué la BBC pour sa rigidité bureaucratique et son manque de considération pour les sitcoms (un genre considéré comme moins porteur et gratifiant que les dramatiques).

Depuis son départ de la BBC, il était producteur pour Tiger Aspect. Il a récemment produit l'excellente comédie "Benidorm" pour la BBC, ou encore "Harry and Paul" avec Harry Enfield et Paul Whitehouse, dont la diffusion commence la semaine prochaine en Grande Bretagne.

dimanche 29 juin 2008

France. TV. Sarkosy prend la tête de France Televisions.

Parfois, en France, on se croirait dans une république bananière. Alors que Sarkosy vient d'annoncer que désormais le président de France Televisions sera nommé par l'exécutif, on peut se poser de graves questions sur la liberté de parole en France.

Cette déclaration a au moins l'avantage de clarifier les choses. Sarkosy avait promis un France Televisions sans publicité (promis pour 2011 après une période sans pub dès 20h amorcée en janvier 2009), et personnellement je ne voyais vraiment pas l'intérêt. Suis-je bête! Mais si. Si vous supprimez la publicité des écrans du groupe public, vous renforcez sa dépendance vis à vis de l'état qui aura alors un contrôle total sur ses moyens de subsistance qui se limiteront désormais à la redevance et aux taxes, le tout défini par l'Etat. Rahh, c'est beau. Mais un peu gros quand même, non?

Il faudrait vraiment que Sarkosy arrête d'intervenir sur les Médias. Comme le rappelle Libération " Un ex-directeur de campagne à la direction de TF1 (Laurent Solly), Alain Genestar patron de Paris Match viré pour une une déplaisante, un ami, Jean-Claude Dassier, à la direction de l’info de la Une, laquelle est détenue par un vrai pote, Martin Bouygues, tout comme l’est Bernard Arnault (Les Echos), Vincent Bolloré (Direct 8 et des gratuits), Arnaud Lagardère (le JDD, Paris Match, etc.) et de très gros soupçons d’intervention dans la nomination de Laurence Ferrari à la place de PPDA… Toujours fourré la main dans les affaires des médias, Sarkozy est allé encore plus loin hier : «Les choses doivent être claires, a-t-il martelé, il y a un actionnaire, cet actionnaire nomme le président.»"

Je ne parle pas seulement des conséquences au niveau de l'info, mais aussi de la fiction. Aura-t-on droit à des biopics sur Carla Bruni, sur le père de Sarkosy (probablement un modèle d'intégration pour tous les beurs) ?

Dire que les Français ont toujours regardé avec mépris des présidents étrangers comme Berlusconi ou Poutine. En fait, ils voulaient le même à la maison. C'est fait.

dimanche 18 mai 2008

USA. TV. Les annonces pour la saison 2008/2009

Argh quel suspense! Evidemment c'est souvent plein de non surprises, mais quand même! De nombreux fans de séries tremblent jusqu'au dernier moment pour leur série favorite : sera-t-elle renouvelée? Alors que les chaines américaines révèlent leur grille de programme pour la rentrée prochaine, les gorges se serrent.

Alors "24 heures chrono" connaitra t elle une nouvelle saison??!! Le suspense est impitoyable, hein? Allez, j'arrête de vous torturer (même si la torture est l'un des sujets de prédilection de la série après tout) : oui 24 heures chrono aura une septième saison et Kieffer Sutherland nous promet même que ce sera la meilleure ! A noter que la série reprendra en novembre avec une prequel spéciale de deux heures diffusée le 23 novembre et où l'on en saura beaucoup plus sur "l'état émotionnel de Jack". Ouah! Le reste de la saison sera diffusée à partir de janvier (huit épisodes ont déjà été tournés).

Vont également bénéficier d'une nouvelle saison sans grande surprise : Prison Break (Fox), Desperate housewives (ABC), Ugly Betty (ABC), Heroes (NBC), My name is Earl (NBC)...

Des nouveautés de la saison passée sont également confirmées : Dirty sexy money (ABC), Chuck (NBC), Knight Rider/K2000 (NBC), Lipstick Jungle (NBC), Reaper (The CW), Terminator the Sarah Connor Chronicles (Fox), Samantha Who (ABC), Pushing daisies (ABC) ...

Du côté des annulations :
- "Shark" avec James Wood (CBS)
- la bling bling et très mauvaise "Cashmere mafia" (ABC) qui aura donc perdue sa guerre fratricide contre "Lipstick Jungle" (NCB) qui elle continue
- "New Amsterdam" (FOX), le nouveau et anecdotique Highlander n'aura même pas bénéficé d'une saison complète
- "Bionic Woman" (NBC), les aventures remises au goût du jour de "Super Jaimie" n'ont convaincu personne
- "Aliens in America" (The CW). Dommage car cette comédie avait au moins l'avantage d'être relativement subversive en proposant les aventures d'un jeune pakistanais musulman qui arrive dans une famille chrétienne américaine du Winsconsin!
- "The Return of Jezebel James" (FOX) qui s'est arrêté au bout de quatre épisodes!
- Journeyman (NBC), les aventures d'un homme qui voyage dans le passé.
- Jericho (CBS) : cette série de SF Post apocalyptique est arrêtée au bout de deux saisons.

Pour les nouveautés :
- Les versions américaines des séries anglaises "Life on Mars" (ABC) et "The worst week of my life" (CBS)
- Un spin off de "The Office" sur NBC !
- une coproduction anglo-américaine "Crusoe" (d'après "Robinson Crusoe") sur NBC
- "90210", un spin off de "Beverly Hills" (The CW)
- "Dollhouse" (FOX) qui comme son nom ne l'indique pas est la nouvelle série de SF de Joss Whedon (Buffy contre les vampires, Angel, Firefly).
- "Fringe" (FOX), la nouvelle série de JJ Abrams (Alias, Lost)


Pour une liste complète et mise à jour : c'est ici

lundi 5 mai 2008

UK. TV. Simon Pegg ne veut pas du "Spaced" version US


Il y a quelques mois, la FOX a décidé de lancer une adaptation de la série culte de Channel 4 "Spaced" qui a connu deux saisons en 1999 et 2000. Un statut culte qui ne s'affaiblit pas avec les années. En novembre dernier, BFI Southbank à Londres a même accueilli une diffusion marathon de l'intégralité de la série et une version sur scène en présence de l'équipe de la série.

"Spaced" raconte les aventures de deux jeunes, âgés de la vingtaine, qui viennent de se rencontrer dans un bar, et doivent se faire passer pour un couple afin de trouver enfin un appartement à louer. La série a triomphé grâce à ses personnages hauts en couleur, ses multiples références à la culture pop et ses dialogues percutants.

Les acteurs principaux de la série, Simon Pegg et Jessica Stevenson/Haynes, en sont aussi les créateurs, et tiennent à leur bébé qui a lancé leurs carrières respectives. Depuis, Simon Pegg a tourné de nombreux films dont les excellents "Shaun of the dead" et "Hot fuzz" qui d'ailleurs sont mis en scène par le réalisateur de "Spaced" (Edgar Wright) et où il joue avec l'inimitable Nick Frotz (également présent dans la série) et bien entendu Jessica Haynes quo fait un courte apparition en forme de clin d'oeil dans "Shaun".

C'est dire si Simon Pegg tient à "Spaced". Et l'idée d'une adaptation américaine ne lui fait guère plaisir. "Je trouve ça vraiment pénible pour être honnête. C'était notre bébé, et maintenant c'est le leur". Donc pas question pour sa part d'apporter son soutien à l'adaptation américaine. D'autant que les Américains ont manqué de respect envers son amie Jessica Haynes en ne la mentionnant même pas comme co-auteur de la série dans toute leur communication presse.

Par ailleurs, Simon Pegg doute du succès d'une version américaine. "Le concept même de Spaced c'est de raconter comment on vivait à Londres au tournant des années 90 et du nouveau millénaire, dans un pays influencé par la culture américaine".

Source : Digital Spy

vendredi 4 avril 2008

USA. TV. "New Amsterdam" ou le retour de Highlander?


Lancé sur Fox le 8 mars dernier, "New Amsterdam" est, disons le tout de suite, l'un de ces nombreux feuilletons Américains qui se démarquent surtout par leur médiocrité. Ceci dit, même chez les Américains, ce n'est pas forcément une raison de ne pas prospérer.

Reste qu'il est intéressant de jeter un coup d'oeil à ce genre de production pour se souvenir que tous les feuilletons made in America ne sont pas des chefs d'oeuvres genre "Six feet under" ou des machines d'efficacité comme "Lost" ou "24 heures" (je parle ici d'efficacité mais pas de qualité, attention!).

Alors pourquoi la recette "New Amsterdam" ne fonctionne-t-elle pas?

"New Amsterdam" raconte l'histoire d'un soldat hollandais qui en 1642 a pris un coup d'épée en tentant de sauver la vie d'une Indienne durant un massacre. En retour, celle-ci le rend immortel - du moins jusqu'à ce qu'il trouve la femme de sa vie (moment auquel il redeviendra mortel). Nous retrouvons ensuite le même personnage, de nos jours, où il s'appelle désormais John Amsterdam. Il est à présent un policier new-yorkais très doué, très savant, mais un peu étrange aux yeux de ses collègues : il parle du passé comme s'il l'avait personnellement connu. Quand il n'est pas sur le terrain ou au commissariat en train de résoudre des meurtres, il vit avec son vieillard de fils (l'un de ses 63 enfants), et son trente-sixième chien.

Au début du premier épisode, il fait une soudaine crise alors qu'il poursuit un suspect dans le métro. En fait, il vient de croiser celle qui serait la femme de sa vie. Il se réveille à la morgue de l'hôpital, et repart tranquillement bosser au commissariat. Il devine rapidement l'identité de la femme qui lui est destiné, en fait le médecin qui s'est occupé de lui dans le métro puis à l'hôpital.

Le héros fait un peu sous-Highlander (rappelons que les films ont donné lieu à une déclinaison télé de 1992 à 1998). Le scénario est un peu ridicule, cousu de fil blanc, mais cela aurait pu être sauvé par une bonne dose d'humour et des enquêtes passionnantes. Malheureusement tout est d'une platitude assez incroyable. Les enquêtes sont tout bonnement d'une banalité à mourir et remplies d'invraisemblances. Et les personnages transparents comme de l'eau claire.

Comble de l'originalité, chaque enquête ranime des souvenirs chez notre héros et permet de se plonger dans quelques séquences historiques, remarquables surtout par l'impression qu'elles donnent d'avoir été filmées dans un théâtre avec des décors et des costumes de seconde main.

La série commandée par la Fox au printemps 2007 a vu sa diffusion retardée, et la production interrompue au huitième épisode. Il reste encore quelques épisodes à diffuser, mais il est peu probable que Fox commande de nouveaux épisodes (enfin j'espère!). La série avait pourtant bien commencé (13 millions de téléspectateurs) mais a chuté pour se stabiliser vers les six millions. Ce n'est pas déshonorant mais loin d'être exceptionnel non plus.

mercredi 2 avril 2008

USA. TV. "The Riches", ils ont volé le rêve américain!


"Le rêve américain? Nous allons le voler!". Tel pourrait être le pitch de cette série irrévérencieuse diffusée par FX Networks ("Nip Tuck", "Dirt") en 2007 et sur Canal Jimmy depuis fin janvier.

"The Riches" est une comédie dramatique qui raconte les aventures d'une famille de gitans d'origine irlandaise. Escrocs à la petite semaine, ils ne manquent pas d'imagination quand il s'agit de monter des coups minables. Les parents, Wayne et Dahlia, et leur progéniture (deux ados - un garçon et une fille -, plus le petit dernier qui s'habille en fille), tous participent à l'activité familiale.

Il y a deux ans, la mère s'est fait prendre et a écopé de deux ans de prison. Aujourd'hui, elle retrouve enfin la liberté. Sa "famille" (son campement) a organisé une fête pour son retour. Mais rapidement, des tensions éclatent. Le fils du chef de la famille est très remonté contre Wayne, et les traditions imposent un mariage entre leur fille ainée et un attardé.

Wayne décidera de prendre la fuite, avec femme et enfants, mais non sans avoir subtilisé une jolie somme à la "famille". Autant dire que cette dernière n'apprécie guère et qu'ils sont rapidement pris en chasse. C'est durant leur fuite que leurs poursuiveurs vont provoquer un accident de voiture. Wayne et Dahlia trouvent dans la voiture accidentée les deux cadavres d'un couple, les Riches, mais aussi des papiers et clefs d'une maison neuve qu'ils viennent d'acheter sur Internet et où ils allaient s'installer. Wayne décide de tenter le coup de sa vie : il décide de se débarrasser de la voiture, d'aller vivre dans la maison et de se faire passer pour les Riches.

Wayne et sa famille vont découvrir une grande maison luxueuse dans un lotissement fermé et sécurisé. Vont-ils réussir à faire croire à leurs voisins qu'ils sont des "bourges" comme eux? Vont-ils se faire à leur nouvelle vie? Vont-ils pouvoir échapper éternellement à la "famille"?

"The Riches" traite un sujet rarement abordé dans les séries télévisées. Celui de vrais marginaux à mille lieux de l'Américain moyen. Dans sa critique du rêve américain et de l'argent facile et son anti-conformisme, "The Riches" se rapproche assez de "Weeds" (la fameuse série de Showtime).

Anti-conformisme? Bon, après tout Wayne et sa famille ne rêvent rapidement plus qu'à devenir des "bourges" comme les autres. Mais les méthodes qu'ils utilisent pour arriver à leur but (mensonges, vols, arnaques) sont assez jouissifs.

La série bénéficie aussi d'excellents acteurs dont le fabuleux comique Anglais Eddie Izard (Wayne). Celui-ci s'est fait connaitre aux USA grâce à son spectacle "Dress to kill" en 1999. Il co-produit la série et a co-signé le pilote de la série avec le créateur de celle-ci, Dmitry Lipkin.

"The Riches" est l'une des très bonnes surprises de 2007 et une deuxième saison est déjà en cours de diffusion aux USA.

dimanche 30 mars 2008

UK.TV. "Ashes to Ashes", retour sur Mars


"Ashes to Ashes", diffusée sur BBC One depuis début février, est la suite d'une des séries anglaises les plus acclamées de ces dernières années "Life on Mars" (diffusée en France sur 13ème Rue).

On rappelle le concept de "Life On Mars", lancée en 2006, et qui comprend deux saisons de huit épisodes de 60 minutes : Sam Tyler, jeune flic londonien d'aujourd'hui, est renversé par une voiture et se retrouve dans le coma. Il se réveille en 1973, tout juste muté dans un commissariat de Manchester, face au DCI Gene Hunt et à son équipe qui ne partagent pas vraiment les mêmes idées sur le rôle de la police. Sam, jeune policier idéaliste, se retrouve ainsi confronté aux méthodes expéditives et souvent brutales prônées par Gene Hunt. Au fil des épisodes, il devra participer au règlement des affaires au cours, s'intégrer dans son nouvel univers et essayer de décoder ses hallucinations afin de trouver un moyen de rentrer chez lui.

La réussite de "Life on Mars" ne reposait pas sur les enquêtes (somme toutes assez classiques) mais sur l'ambiance générale de la série et notamment l'excellente restitution de la Grande Bretagne des années 70 en pleine mutation avec ses problèmes sociaux (le rascisme, le hooliganisme, un monde ouvrier en voie de disparition,...). A travers ses deux personnages principaux, "Life on Mars" exploitait intelligemment l'antagonisme entre la Grande Bretagne d'alors et celle d'aujourd'hui. L'opposition Sam Tyler/Gene Hunt avait également beaucoup de charme (grâce à l'interpréation des deux acteurs), même si elle ne brillait pas par son originalité. Enfin, la bande originale de la série, composée de classiques de l'époque (le titre de la série est d'ailleurs un clin d'oeil au célèbre morceau de Bowie), était excellente.

"Ashes to ashes" est une suite de "Life on Mars" qui reprend exactement le même concept mais en le projetant cette fois-ci à Londres en 1981. Sam Tyler n'est plus là. Une femme inspecteur de police, Alex Drake, est propulsée dans le temps après qu'on lui ait tirée dessus. Contrairement à Sam Tyler, elle ne se retrouve pas en territoire complètement inconnu, puisqu'elle était chargée d'étudier la disparition de Tyler, et avait lu ses rapports sur sa vie en 1973. Elle retrouve donc Gene Hunt et son équipe, toujours fidèles à leurs méthodes très discutables, huit ans plus tard.

Evidemment, le spectateur est également en territoire connu. "Ashes to ashes" ne révolutionne pas le concept, mais se contente de continuer l'exploitation d'une recette qui avait si bien fonctionnée. Et il faut bien dire que c'est toujours un plaisir de retrouver Gene Hunt, fidèle à lui-même, qui se plonge avec délectation dans des années 80 bien restituées, nous livrant ce qui ressemble parfois à une parodie des "Deux flics à Miami" (voir le premier épisode). Il faut un peu de temps pour oublier le bon vieux Sam Tyler, mais "Ashes to ashes" est une jolie suite qui n'a pas à rougir de la comparaison avec son ainée. Petit plus non négligeable, cette nouvelle série apporte une plus grande ambigüité entre les deux personnages centraux (un attrait sexuel latent) et une trame récurrente pas inintéressante sur l'assassinat des parents d'Alex.

Comme "Life On Mars", "Ashes to Ashes" se déclinera en deux saisons. Après cela, aura-t-on droit aux années 90 ou à un plongeon plus loin dans le temps (les années 60?). Apparemment non d'après un récent interview de Philip Glenister (Gene Hunt). Mais la BBC pourrait avoir envoie de capitaliser sur le succès du concept confirmé par les bonnes audiences de "Ashes to ashes". On verra bien.

Les Américains, qui ont acheté le concept (un pilote sera diffusé l'automne prochain sur ABC), seraient bien capables d'en étirer la recette jusqu'à épuisement (comme ils l'ont fait pour "The Office"). Tant qu'il y a des téléspectateurs!

mardi 25 mars 2008

TV. France. BBC France lance son site internet

Après le succès remporté par leur site en Allemand inauguré il y a trois ans, la BBC lance aujourd'hui un site en langue française. BBCfrance.fr a pour objectif d'être une vitrine des programmes de la société.

Selon Tim Duff, Directeur général de BBC Worldwide France, « la France est un marché prioritaire pour BBC Worldwide ; nous cherchons en permanence à améliorer nos services pour les clients et le public. Ce site internet est une fantastique nouvelle ressource, qui répond aux besoins de chacun. Qu’il s’agisse d’informations sur les programmes BBC plébiscités par le public, d’interviews des célébrités et d’acteurs, ou de jeux et bonus à télécharger, le site BBC France propose tout ce que le public peut rechercher. C’est la seule source fournissant des grilles et des informations sur les programmes BBC diffusés sur les chaînes françaises, le tout sur un espace unique. Un site incontournable proposant des contenus très riches. »

Bon pour l'instant c'est encore un peu léger au niveau du contenu, mais c'est un outil indispensable ne serait-ce que pour savoir ce qui va être diffusé, où et quand. En matière de fiction, on a le droit à une présentation détaillée des séries actuellement en cours de diffusion sur notre territoire : Robin Des Bois (Canal Plus), Hotel Babylon (M6), Meurtes à l'Anglaise (Jimmy) ou encore l'inépuisable Absolutely fabulous (France 4).

Evidemment vous retrouverez des infos sur les classiques de la BBC que les Français connaissent déjà : Doctor Who, Coupling (six sexy), MI5,...

Pour chaque série présentée, on vous propose également en bonus un fond d'écran.

Le site est encore jeune. Une dizaine de fictions seulement sont ainsi présentées et la catégorie comédie (par exemple) comprend seulement Ab Fab, Six Sexy, Ma tribu et... Hotel Babylon (qui n'est pas une comédie mais une série dramatique sur l'univers des hôtels de luxe).

J'espère vraiment que la BBC fera de ce site une véritable base de donnée incontournable en langue française sur ses programmes. On croise les doigts!


Par ici le site de BBC France
(à mettre dans vos favoris)

samedi 22 mars 2008

USA. TV. "In Treatment", la psychotéapie en série



"In treatment" est la version américaine de "Betipul", un feuilleton israélien qui montre les difficultés professionnelles et personnelles d'un thérapeute. "Be'tipul" a été lancé sur en 2007 sur la chaine israélienne Channel 3.

HBO a repris le concept et a commencé la diffusion de "In treatment" fin janvier 2008. Les épisodes sont basés sur ceux de la série israélienne, et le thérapeute (le Dr Paul Weston), est interprété par l'excellent Gabriel Byrne.

Chaque épisode d'environ 25 minutes se focalise sur la séance d'un patient récurrent dont on suit l'évolution de la thérapie. Parmi les patients on compte une jeune femme amoureuse du Dr Weston, un pilote de l'armée américaine qui a lancé une bombe sur une cible civile en Irak, une adolescente gymnaste suicidaire ou encore un couple en crise. On suit aussi les sessions de Paul avec Gina, son thérapeute et mentor. Enfin, on croise de temps en temps la femme du Dr Weston, ses trois enfants, ou encore Gina.


La très grande majorité de l'action se passe dans le cabinet du Dr Weston (ou chez Gina pour les sessions de Paul), et les extérieurs sont extrêmement rares. La réalisation, sans phare, privilégie les plans rapprochés et se concentre sur les visages. C'est presque du théâtre filmé. On est pas si loin également d'un soap classique au niveau des intrigues, mais en beaucoup plus intelligemment écrit.

Difficile de ne pas faire le rapprochement avec une autre série de la HBO "Tell me you love me", autre série anti bling-bling, et qui base entièrement sa construction sur la psychologie des personnages.

A noter que HBO a choisi une méthode originale de diffusion pour "In treatment" puisqu'elle propose sur son site les épisodes en streaming (seulement pour les Américains), et a également déjà mis les douze premiers épisodes à disposition sous forme de podcasts gratuit sur Itunes.

Une deuxième saison a déjà été confirmée.

Le mini-site de HBO

mercredi 5 mars 2008

USA. TV. Quand la greve profite aux étrangers


La grève des scénaristes américains aura au moins eu pour effet bénéfique de pousser les chaines et producteurs américains à regarder de plus près ce qui se fait à l'étranger. Ce qui n'est finalement pas plus mal pour faire entrer un peu d'air frais.

Les succès récents de certaines adaptations comme "The Office" ou "Ugly Betty" ont montré que des bonnes idées venues de l'étranger pouvaient donner lieu à de bonnes séries et à de jolis succès critiques et publics.

Les séries étrangères ont également la réputation de moins s'appuyer sur les moyens financiers et davantage sur les dialogues (ce qui n'est pas étonnant car peu de chaines dans le monde ont les moyens financiers des chaines américaines). "Nous sommes assez excités à l'idée de monter des feuilletons pour un prix raisonnable qui ne comportent pas de courses de voiture et 85 décors différents" commente une productrice à Hollywood Reporter.

Comme d'habitude, et au désespoir de certains, les Américains achètent les concepts pour développer leur propre version américanisée. Même les Anglais doivent subir ce dictat. Rares sont les séries anglaises à faire l'objet d'un lancement digne de ce nom sans passer par cette case (il est vrai aussi que les saisons anglaises sont plus courtes - une série est déclinée généralement en six épisodes par saison!). "Secret diary of a call girl" (ITV) est l'un des rares contre exemples puisqu'elle sera finalement diffusée sur Showtime dans sa version originale.

Aujourd'hui, alors que les chaines sont en train de conclure la commande de pilotes, les séries étrangères frappent fort, et les Anglais particulièrement doivent se frotter les mains.

Du côté anglais en effet, les chaines américaines ont retenu les comédies "Outnumbered" (Fox), "Worst week" (CBS), "the IT Crowd" (NBC) ou les dramatiques "Ny-Lon" (CBS), "Robinson Crusoe" (NBC) et "Life on Mars" (ABC).

Notons d'ailleurs que les chaines n'hésitent pas à aller puiser dans les classiques de la télé anglaise comme NBC pour "Father Ted" et la Fox pour "Spaced" (deux séries qui datent mais qui ont marqué leur époque dans les années 90). Ce n'est pas tout! les Américains remontent encore plus loin dans le temps en allant chercher une série des années 70 "Mothers do have 'hem" dont le concept a été acheté par la Fox qui la sortira sous le nom de "Don't bring franck"!

Les Australiens ont pu vendre pour leur part "Kath & kim", une comédie créée en 2002 sur les relations mères-filles à NBC. A noter que la série originale a déjà été diffusée avec succès aux USA en 2004.

Les Israéliens ont pu voir déjà HBO reprendre leur série "Be'tipul" (rebaptisée "In Treatment"), à présent ce sera le tour de "Mythological X" à être repris par CBS.

Les Canadiens ne sont pas en reste. "The Listener" a été acquis par NBC et "Flashpoint" par CBS.

NBC veut-elle répéter les succès d'Ugly Betty? Elle a acquis les droits d'une telenovella colombienne "Sin Tetas No Hay Paraiso".

Bref, les chaines américaines retombent sur leurs pieds en ces lendemains de grève, et montrent qu'elles sont prêtes à aller chercher loin des concepts de séries qui sauront séduire leur public.

dimanche 17 février 2008

UK. "The mighty boosh", le top du surréalisme télé bientôt au cinéma


Je ne vous ai pas encore parlé des Mighty boosh? Il s'agit de l'un des duos comiques les plus créatifs de ces dernières années.

"The Mighty Boosh" raconte les aventures surréalistes de deux amis invraisemblables : Vince Noir (Noel Fielding), personnage androgyne à la coiffure et aux vêtements improbables, à la pointe de la mode et de la coolitude, aussi vaniteux que populaire, et Howard Moon (Julian Barratt), looser intégral, jazzman et acteur raté, foncièrement pathétique.

En plus des rôles principaux, Noel et Julian endossent un grand nombre de seconds rôles entourés de quelques autres comédiens réguliers. Parmi les personnages secondaires récurrents au fil des saisons : un gorille parlant, un shaman, la lune, une tête avec des tentacules,...

Vince et Howard travaillent dans un zoo dans la première saison puis gèrent une boutique dans la troisième. Mais il n'y a aucune continuité entre les épisodes, les personnages peuvent même mourir dans un épisode et ré-apparaitre dans le suivant. Ce n'est pas du tout dérangeant puisque l'ensemble de la série baigne dans une fantaisie qui n'a pour seule limite que l'imagination des ses auteurs.

Chaque épisode regorge de trouvailles visuelles, de morceaux d'anthologie, de personnages dingues, de situations grotesques, de chansons,... Bref, vous l'aurez compris c'est la série du moment à ne pas manquer. BBC Three a diffusé cet hiver la troisième saison après deux ans de silence. Aujourd'hui, BBC Films vient d'annoncer l'adaptation cinématographique des aventures d'Howard et Vince : "Noel et Julian sont extrêmement talentueux, ils ont de nombreux fans très loyaux, et ce projet a un potentiel énorme" a expliqué un responsable de la BBC au magazine Variety. Le tournage devrait démarrer d'ici la fin d'année.

Fielding et Barratt ont conçu le projet de Mighty Boosh en 1999 alors qu'ils jouaient dans "King Kong vs Moby Dick", pièce où ils incarnaient respectivement un pénis géant et une baleine. Ils ont ensuite suivi la voie royale pour les comiques britanniques : la scène, la radio, la télé et à présent le cinéma. Ils sont actuellement en tournée et ont déjà écrit la quatrième saison de leur série télé.

A noter que pour l'instant à ma connaissance aucune chaine française n'a diffusé la série. On se demande ce que font les programmateurs de notre pays!

3 saisons. 21 épisodes de 30 mn. 

mercredi 13 février 2008

USA. Cinema & TV. La grève des scénaristes est finie!


Les membres du puissant syndicat des scénaristes américains WGA a voté hier la reprise du travail à 92%. La WGA avait conclu un accord samedi avec les représentants des producteurs (AMPTP)."C'est un jour de soulagement et d'optimisme pour tout le milieu du divertissement" expliquent les producteurs.

La pression grandissait alors que la cérémonie des Oscars, qui se tient le 24 février prochain, était menacée d'annulation. Mais de grands progrès avaient été fait à la mi janvier qui laissaient espérer une fin prochaine de la grève. La WGA a en tout cas gagné son combat en obtenant pour les scénaristes un pourcentage des revenus générés par la diffusion des fictions sur les nouveaux médias.

Des annonces devraient nous parvenir dans ces prochains jours pour annoncer la reprise ou pas des séries télés américaines presque toutes interrompues en cours de saison par la grève amorcée début novembre.

L'industrie américaine du divertissement souffle, et les fans de fiction ne peuvent que se réjouir de cet happy end.

lundi 11 février 2008

TV. USA. "Tell me you love me", la série anti bling bling


Le 30 Janvier, j'ai écrit une entrée sur les séries bling bling (ou la fascination pour les paillettes), phénomène aujourd'hui incarné sur les écrans américains par "Cashmere mafia", "ugly betty" ou encore "dirty sexy money". Or, tout phénomène de mode finit forcément par provoquer son contraire.

Voici donc "tell me you love me", une nouvelle série diffusée cet automne sur HBO. Ici on est bien loin de la vie sentimentale et clinquante de New Yorkaises aisées. Pas une once de paillettes. "Tell me you love me" nous raconte pourtant des histoires de couples mais filmées ici comme un documentaire à vif : caméra à l'épaule, pas de générique, pas de musique d'ambiance (sauf dans les dernières minutes de chaque épisode), plans remplis de silence, pas de trame narrative,...

Les nombreuses scènes de sexe (filmées crûment provoquant la réaction qu'on imagine aux USA) font parties de cette logique. Difficile d'être excité par ces scènes. La morale est sauve! D'ailleurs même si scènes ont aidé à faire parler de la série, l'approche documentaire et sans concession de la réalisation a laissé de marbre nombre de téléspectateurs, la série ayant démarré avec moins d'un million de téléspectateurs, et atteignant difficilement les trois millions au bout de sept diffusions.

La série s'attache à trois couples en crise :
- un jeune couple sur le point de se marier mais qui ne partage pas les mêmes idées sur la fidélité et la vie commune
- un couple de la trentaine ne réussissant pas à avoir un enfant
- un couple de la quarantaine avec deux enfants qui ne fait plus l'amour

Chacun de ces couples finira par aller voir un sexologue, une femme de la soixantaine, dont on suit également la vie de couple.

Cette série anti bling bling pourra dérouter, et il est vrai que la vision d'un épisode (la première saison compte dix épisodes d'une heure) vous donnera peut-être l'envie furieuse de regarder un épisode de "Cashmere mafia" pour refaire le plein de bling bling!

Mais il faut souligner le courage des acteurs (formidables) et de l'équipe féminine à l'origine de la série (et notamment sa créatrice Cynthia Mort), ainsi que de HBO qui malgré l'accueil public très frileux obtenu par la série a décidé de commander une autre saison.

dimanche 10 février 2008

TV. USA. "Revelations" ou le pire de la télé US


A force de vouloir récupérer chez les Américains tout ce qui pourrait être diffusable, il arrive aux chaines françaises de faire de grosses erreurs.

C'est le cas de "Revelations", une mini série de la NBC datant de 2005, diffusée actuellement par Paris Première (les dimanches soirs), qui aurait mieux fait de rester dans les placards. "Revelations" est une énième fiction américaine sur l'apocalypse où l'on a droit à des tas de miracles inexplicables qui prouveraient l'existence de Dieu. Il y a quand même la figure du professeur sceptique, mais il n'est là que pour finalement donner raison à l'insupportable nonne qui porte ici la parole divine et essaie de sauver le monde. Evidemment on a droit à un paquet de citations ridicules de la Bible et de discussions théologiques du niveau du catéchisme première année.

Les médecins/scientifiques ne sont ici que d'épouvantables monstres intéressés seulement par le profit voire aidant le grand méchant, un serial killer qui porte la parole du diable, et qui a tué il y a quelques années la fille du héros. Ouf, merci pour le pathos!

Guidés par une jeune fille dans le coma citant la bible (!), la nonne et le professeur vont partir à la recherche d'un bébé miraculé (le Sauveur?) tout en déjouant les pièges tendus par le démoniaque serial killer.

De quoi faire le bonheur des intégristes catholiques et de ceux qui aimeraient désespérément croire aux miracles, aussi improbables soient ils. Ce téléfilm censé nous faire trembler est surtout imbuvable et ridicule (à l'image d'un film américain récent de la même trempe "The reaping"). Rideau.