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mardi 9 août 2016

TV. US. "Stranger Things". Le retour de la revanche des années 80



Pour tout dire, je reste assez sceptique vis à vis de la production de fictions originales de Netflix. La série la plus enthousiasmante produite par leurs soins reste pour moi "Jessica Jones" (une adaptation Marvel qui dépasse pour une fois son public attitré d'adulescents - alors que "Dardevil" est sur la corde raide). Ah et bien sûr l'excellent spin-off de "Breaking Bad", "Better Call Sall". A part ça, rien de bien terrible. Les deux premières saisons de "House of cards" étaient pas mal... Et puis bon "Marseille" ! Non je rigole.


mardi 14 décembre 2010

USA. TV. "Dexter" saison 5, toujours aussi saignant?



"Dexter", c'est notre serial killer favori, celui que vous aimeriez lancer sur les traces de votre immonde belle-mère (qui franchement le vaut bien) ou de votre contrôleur fiscal favori. Mais "Dexter" c'est avant tout une excellente série qui a su s'imposer au fil des saisons, comme un classique. Et c'était pas gagné d'avance quand on pense au côté vraiment morbide du concept de base du héros serial killer, adapté des romans de Jeff Lindsay.

La réussite de la série est à la fois due à l'interprétation de Michael C.Hall, à un rythme assez lent qui mise sur l'ambiance, et à une voix off qui permet d'entrer dans la personnalité Dexter et de l'humaniser.

La série de Showtime a probablement connu sa meilleur saison l'année dernière avec enfin un adversaire de taille pour notre héros : Arthur Mitchell (joué à la perfection par John Lithgow), et un bon équilibre entre les enquêtes et la vie privée de Dexter... La saison se concluant en apothéose morbide, un choc total pour les fans.

Bref, difficile de rebondir après ça. Le premier épisode de la saison 5 nous a permis de découvrir un Dexter aux limites de son humanité. La suite de la série a juxtaposé le très bon et le nettement moins bon. L'une des intrigues conduit à une impasse et est abandonnée à mi-chemin (celle des meurtres rituels). Peter Weller (si, si Robocop)fait une apparition remarquée en flic ripoux, mais son rôle est sous exploité. Joey Quinn, nouvel amant de la soeur de Dexter, est agaçant au plus haut point (et ses hésitations existentielles entre "je livre le frère de ma copine" et "oui mais je la perds" sont plutôt pathétiques). On a également droit à Lumen, une "killing buddy" pour Dexter... Problème, les scénaristes nous ont déjà fait le coup.

Alors ok, le (très) méchant de service vaut son pesant de cacahuètes. Mais Jordan Chase n'est pas Arthur Mitchell. Et sa psychologie n'est pas assez décortiquée pour lui donner une véritable présence.

Quant au "season finale", il ne casse pas des briques. Loin s'en faut. N'attendez pas d'apothéose cette fois-ci. La fin de la saison 5 ne relance pas l'intrigue, et laisse planer quelques doutes sur les perspectives scénaristes pour une saison 6 déjà annoncée.

Bref, cette cinquième saison n'est pas déshonorante mais on attend mieux de Dexter. On croise donc les doigts pour une saison six qui devra être mémorable.

mardi 2 novembre 2010

TV US. Comme un goût de lassitude...



Je me rends bien compte que je n'ai pas actualisé ce blog depuis juillet dernier et encore était-ce avec une petite filmographie commentée d'un cinéaste. Et la télé alors, me direz-vous? J'en regarde plus de petites séries américaines?

Ben si, mais j'y vais un peu à reculons. Chat échaudé craint l'eau froide. Peut être ces derniers temps ai-je trop regardé de pilotes américains insipides?

Bien sûr il me reste "Breaking bad", "mad men", "weeds", "dexter"... Ces désormais classiques qui en gardent de l'allure. Mais pour combien de temps? Et depuis combien de temps ne suis-je pas tombé sur un pilote qui m'a donné envie de m'enfiler la saison entière en quelques soirées? Où est passée ma serial boulimie?

Allons, c'est pas bien grave, je dois faire une petite dépression.

Mes vieux amis continuent à vivoter sans que j'y porte le moindre intérêt. Voire pire. Mes copines de "Desperate housewives" me filent désormais des boutons. Jack Bauer s'en est allé une dernière fois, homme traqué et abandonné pour l'éternité, alors qu'il avait pour la énième fois sauvé l'Amérique et donc le monde,... et franchement je m'en contrefous. Et je vous dit pas avec quel soulagement j'ai vu le dernier épisode de nos chirurgiens esthétiques préférés et regretté dans la foulée que tout ne se soit pas fini d'une façon grandiloquente qui aurait un peu redonné de vie à cette série devenue grabataire au bout de quelques saisons et qui aurait dû être euthanasiée bien avant cette horrible et pathétique dernière saison.

Le pire pour une série est sûrement la répétition, le manque d'audace, l'enfermement dans un schéma narratif bien rodé mais qui devient juste ennuyeux. Nous l'avons tellement vu ces dernières années, même chez des séries qui nous ont enthousiasmées. Telles les séries que j'ai citées plus haut, mais également "Heroes" ou "Prison break" pour ne citer qu'elles.

Et le reste? "Fast forward" m'a juste ennuyé (encore une histoire de complot qui n'en finit pas), "Haven" est insipide, "Glee" un truc musical sans nom pour pré-ado, "Bored to death" porte bien son nom,... J'ai même envie de m'énerver contre la saison 3 de "True Blood" parce que franchement j'aime bien les trucs de vampire, et "True blood" sait jouer de l'érotisme et de la violence limite gore dans l'ambiance moite de la Louisiane,... mais sa façon de faire un pas en avant, puis un pas en arrière, pour enfin rater complètement ses fins de saison, m'exaspère au plus haut point.

Mais arrêtons un peu le délire. Une petite dose d'antidépresseur et ça va aller mieux! Si j'ingurgite toute la boite d'un coup peut-être même que je pourrai regarder la dernière saison de "Lost" en sens inverse pour voir s'il y avait pas un sens caché quelque part. Bon, ok, faut pas déconner quand même.