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mardi 14 décembre 2010

USA. TV. "Dexter" saison 5, toujours aussi saignant?



"Dexter", c'est notre serial killer favori, celui que vous aimeriez lancer sur les traces de votre immonde belle-mère (qui franchement le vaut bien) ou de votre contrôleur fiscal favori. Mais "Dexter" c'est avant tout une excellente série qui a su s'imposer au fil des saisons, comme un classique. Et c'était pas gagné d'avance quand on pense au côté vraiment morbide du concept de base du héros serial killer, adapté des romans de Jeff Lindsay.

La réussite de la série est à la fois due à l'interprétation de Michael C.Hall, à un rythme assez lent qui mise sur l'ambiance, et à une voix off qui permet d'entrer dans la personnalité Dexter et de l'humaniser.

La série de Showtime a probablement connu sa meilleur saison l'année dernière avec enfin un adversaire de taille pour notre héros : Arthur Mitchell (joué à la perfection par John Lithgow), et un bon équilibre entre les enquêtes et la vie privée de Dexter... La saison se concluant en apothéose morbide, un choc total pour les fans.

Bref, difficile de rebondir après ça. Le premier épisode de la saison 5 nous a permis de découvrir un Dexter aux limites de son humanité. La suite de la série a juxtaposé le très bon et le nettement moins bon. L'une des intrigues conduit à une impasse et est abandonnée à mi-chemin (celle des meurtres rituels). Peter Weller (si, si Robocop)fait une apparition remarquée en flic ripoux, mais son rôle est sous exploité. Joey Quinn, nouvel amant de la soeur de Dexter, est agaçant au plus haut point (et ses hésitations existentielles entre "je livre le frère de ma copine" et "oui mais je la perds" sont plutôt pathétiques). On a également droit à Lumen, une "killing buddy" pour Dexter... Problème, les scénaristes nous ont déjà fait le coup.

Alors ok, le (très) méchant de service vaut son pesant de cacahuètes. Mais Jordan Chase n'est pas Arthur Mitchell. Et sa psychologie n'est pas assez décortiquée pour lui donner une véritable présence.

Quant au "season finale", il ne casse pas des briques. Loin s'en faut. N'attendez pas d'apothéose cette fois-ci. La fin de la saison 5 ne relance pas l'intrigue, et laisse planer quelques doutes sur les perspectives scénaristes pour une saison 6 déjà annoncée.

Bref, cette cinquième saison n'est pas déshonorante mais on attend mieux de Dexter. On croise donc les doigts pour une saison six qui devra être mémorable.

mercredi 10 décembre 2008

USA. TV. Dexter. Un serial killer qui vous veut du bien.


"Dexter" n'est pas vraiment une nouveauté mais je dois vous dire que je ne l'ai découverte que récemment. Pendant longtemps, le thème du serial killer, l'un des plus usés par les scénaristes américains avec la mafia et le Vietnam, a créé chez moi un véritable blocage.

Pourtant, un serial killer comme héros d'une série américaine, voilà un concept assez innovant. Soit, depuis quelques années, la télé américaine a montré qu'elle savait construire des séries autour de personnages troubles ("The shield" et "Sopranos" en sont les exemples types), mais cela reste assez rare.

Après avoir rendus attachants un parrain de la mafia et un flic véreux, nos amis américains allaient ils réussir la même chose avec celui qui n'est pas loin de se rapprocher du méchant absolu?

Dexter est un homme bien installé dans la trentaine, travaillant pour la police de Miami en tant qu'analyste spécialisé dans les tâches de sang. Mais c'est aussi un serial killer qui pratique son art selon un code de conduite que lui a appris son père adoptif Harry Morgan, ancien policier aujourd'hui décédé. Selon ce code, il ne doit tuer que des assassins qui sont passés à travers les mailles de la justice et dont il peut prouver la culpabilité. Introverti dans la vie quotidienne, complètement déconnecté de toute émotion, il a appris à simuler pour cacher son identité de monstre.

Dexter fait donc tout pour avoir des relations normales avec les gens qui l'entourent : ses collègues de travail, sa soeur ou sa petite amie (mère de deux enfants). Parfois quelques personnes arrivent à percer sa carapace et à deviner le monstre derrière le masque de garçon trop parfait, mais pour tout dire, cela se finit rarement bien!

"Dexter", basée sur des romans de Jeff Lindsay, lancée sur le réseau Showtime en 2006, en est aujourd'hui à sa troisième saison et a été confirmée pour deux autres saisons. La raison du succès : tout d'abord l'excellent jeu de l'acteur qui incarne Dexter (Michael C. Hall finalement pas si éloigné de son rôle d'homosexuel introverti dans Six Feet Under!). Ensuite, un ton très particulier : la série a un rythme assez lent (les épisodes durent 50mn), et un humour noir très présent particulièrement à travers la voix off de Dexter (pendant longtemps, la voix off a été mal considérée chez les Américains, mais elle fait aujourd'hui un comeback fracassant dans les séries ). La voix off permet de donner plus de profondeur à la série, et de nous rapprocher du personnage de Dexter qui, sinon, pourrait paraitre un peu trop distant et froid pour attirer la sympathie et même l'intérêt à long terme.

Finalement, Dexter est loin d'être un serial killer type Hannibal Lecter. Son code de conduite le rapproche plutôt d'un justicier aux méthodes quelque peu expéditives. Mais après tout, à moins que vous cachiez quelques cadavres dans votre placard, vous n'avez rien à craindre de lui. La morale est sauve? C'est un peu la question que pose la série depuis maintenant trois saisons. Pour l'instant, la série a su renouveler l'intérêt du téléspectateur, mais la saison de trop est toujours à craindre.

PS (UPDATE): à noter que Canal Plus vient de lancer la saison 2 en janvier 2009 en grandes pompes sur les écrans français à coup de pubs et d'affiches un peu partout.

dimanche 30 décembre 2007

USA. TV. "Weeds", un brulot contre l'Amérique de Bush


C'est l'une de mes séries coups de cœur. "Weeds", créée par Jenji Leslie Kohan, a vu le jour en 2005 sur la chaine câblée américaine Showtime. Cet automne, la troisième saison a été diffusée aux États Unis et une quatrième saison vient d'être commandée.

L'action de "Weeds" se déroule à Agrestic, une banlieue fictive aisée de Los Angeles où toutes les maisons et les vies se ressemblent plus ou moins (le générique, rythmé par la chanson "Little boxes", qui illustre ce thème est un modèle d'ironie).

La série nous raconte les aventures de Nancy Botwin, une jeune femme de qui se retrouve dans de graves ennuis financiers suite au décès de son mari. Avec ses deux jeunes enfants à charge (Silas, l'ado en rébellion, et Shane jeune surdoué aussi intelligent que troublé psychologiquement), elle n'arrive plus à joindre les deux bouts. Et elle décide rapidement de vendre de l'herbe pour subvenir aux besoins de la famille.

Au cours des épisodes, on suit ses péripéties, pas toujours heureuses, de vendeuse de drogue. On fait aussi la connaissance de multiples seconds rôles réjouissants : Celia Hodes la manipulatrice qui ne supporte pas sa fille obèse et lesbienne, Andy le beau frère cinglé et obsédé de Nancy prêt à tout même à se lancer dans études de rabbinat pour éviter d'être envoyé en Irak, Doug le comptable véreux, Heylia la mama black qui fournit Nancy et ne peut pas supporter l'idée que cette petite blanche drague son neveu Conrad,...

La série est un petit brulot contre l'Amérique conformiste et conservatrice de Bush.
Elle est très crue, parfois très dure (particulièrement la deuxième saison) tout en évitant le sordide grâce à l'humour des personnages.

"Weeds" bénéficie également d'une distribution impeccable avec la splendide Mary-Louise Parker (Nancy), Elizabeth Perkins (Celia) ou encore Justin Kirk (Andy). Ce dernier incarnait le héros de l'excellente mini série de HBO sur le sida "Angels in America", série où jouait d'ailleurs également Mary-Louise Parker, mais aussi Al Pacino, Meryl Streep ou encore Emma Thompson!

En France, les deux premières saisons de "Weeds" sont sorties en DVD. Donc si vous ne connaissez pas encore cette série, vous pouvez vous précipiter dessus.




vendredi 21 décembre 2007

TV. UK. Une call girl anglaise qui a du succès!



"Secret diary of a call girl" est une série volontairement provo d'ITV2. La première saison de huit épisodes de 22 minutes diffusée au printemps dernier a enregistré des records d'audience sur la chaine anglaise.

Du coup ITV2 vient d'annoncer le lancement d'une seconde saison de 12 épisodes. La chaine américaine Showtime (qui diffuse notamment l'excellent et provocateur "weeds") a acheté les droits de diffusion des deux premières saisons.

Mais quelle est la raison d'un tel succès? Le sexe bien sûr. La série où l'héroïne raconte sa vie de call girl est très crue et contient plusieurs scènes de nus. Quand en plus l'héroïne en question est interprétée par Billie Piper, ex chanteuse à succès et deuxième rôle très remarqué dans les deux premières saisons du Dr Who nouvelle génération où elle incarne la jeune et naïve Rose, alors on comprend aisément l'engouement du public. D'ailleurs, pour les plus chochons d'entre nous, la chaine n'hésite pas à diffuser sur son site une compilation des scènes de nus de l'actrice!

La série est ceci dit de bonne facture et Billie joue bien. Le personnage de Hannah-Belle est attachant et fait ses commentaires directement à la caméra, ce qui permet de mieux saisir le personnage et de rajouter un second degré. On voit par ailleurs des tranches de sa vie professionnelle, mais aussi de sa vie personnelle notamment avec son petit ami ou ses parents qui ignorent tout de sa vraie activité.

Le mini site d'ITV