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mardi 28 mars 2017
TV. US. "Dirk Gently's Holistic Detective Agency ", de l'interconnexion de toutes choses
Dirk Gently est une création de l'écrivain anglais Douglas Adams qui a connu des aventures dans deux romans et demi : "Un Cheval dans la Salle de Bain" (1990) et "Beau comme un aéroport" (1988) plus le roman inachevé "Le saumon du doute" (2001) publié après la mort de l'auteur.
Dirk est un détective pas comme les autres. Cet anti Sherlock Holmes, adepte de la méthode holistique, n'enquête pas. Il se laisse porter par les événements et compte sur le fait qu'il arrivera toujours à résoudre une affaire puisque tout est connecté. Dirk est un charlatan pour les uns, un génie pour les autres (enfin ces derniers sont assez durs à trouver !).
samedi 19 novembre 2016
TV UK/US : "The Crown", une somptueuse saga un brin soap
« The Crown » est la série événement de l’automne 2016 pour Netflix. Cette co-production américano-britannique est des plus ambitieuse : retracer l’histoire du règne d’Elisabeth II, personnage emblématique mais finalement mystérieux, et surtout toujours en place. La série a pour ambition non se débarrasser des oripeaux de la monarchie mais de soulever un peu le voile sur ces personnages historiques qui ont participé à façonner le Royaume Uni d’aujourd’hui.
http://www.cinemaderien.fr/the-crown-2016/
dimanche 31 mai 2015
TV. US. "Daredevil", enfin une série de super héros pas trop neuneu ?
En avril 2015, Netflix a lancé une série de super héros basée sur le personnage de Marvel, Daredevil. Le personnage du justicier aveugle, avocat le jour et super héros la nuit, avait déjà fait l'objet d'un film de triste mémoire en 2003 avec Ben Affleck dans le rôle titre.
mardi 11 mars 2014
TV. USA. "True detective", du buddy cop pas comme les autres ?

C'est sans nul doute LA série qui a enflammé les esprits lors de cette saison télévisée 2014-2015. Une série criminelle comme vous n'en avez pas vu depuis longtemps. Du vrai, du dur mais aussi de l'existentiel !
HBO a encore le bon goût de se lancer parfois dans des projets audacieux. "True Detective" est très éloigné de ce qu'on peut actuellement voir à la télé américaine en matière de séries criminelles. Même "The Killing", plus sombre et torturée que nombre de séries criminelles US, et avec laquelle "True Detective" partage un certain nombre de poins communs, parait facile d'accès si on la compare à cette dernière.
Un rythme très lent, deux anti-héros, de longs moments de bavardages existentiels, une construction narrative qui repose sur des flashbacks,... Franchement c'était pas gagné.
samedi 31 octobre 2009
USA. TV. "Breaking bad", vive la chimie!
Si comme moi, vous avez dormi pendant vos cours de chimie, et êtes resté persuadé depuis qu'il ne doit y avoir rien de plus ennuyeux au monde que le comportement de molécules triturées sous un microscope et plongées dans un liquide peu engageant dans une éprouvette, "Breaking Bad" est fait pour vous.
Non qu'il changera votre point de vue sur le côté intrinsèquement assommant d'un prof de chimie. Mais Walter White, ancien génie de la chimie et aujourd'hui prof dans un lycée quelconque de New Mexico, a déjà gagné sa place au panthéon des anti-héros. Walter, cinquantenaire aigri et renfermé, pas beau et pas charismatique pour un sou, ne semble plus attendre que la retraite avec une résignation qui fait peine à voir, entouré de sa femme (plus jeune que lui) et de son fils, un ado attardé et handicapé.
Mais deux évènements vont venir chambouler sa vie. Sa femme tombe enceinte et on lui diagnostique un cancer des poumons en phase terminale qui ne lui laisse au mieux que deux ans d'espérance de vie.
Paniqué à l'idée de laisser sa petite famille dans le besoin et plongée jusqu'au cou dans les dettes, il cache sa maladie à ses proches et s'associe à Jessee Pinkman, un ancien élève et cancre de la classe devenu petit dealer. Son idée? Se servir de ses connaissances en chimie pour fabriquer de la methamphetamine et déléguer à Jessee la commercialisation de la drogue.
Walter pique dans le labo de l'école tout ce dont il aura besoin et se sert de ses économies pour acheter un camping car qui devient leur labo roulant. Malheureusement pour Walter, faire de l'argent rapidement avec la drogue, n'est pas si facile. Et à la fin du pilote de la série, il va se retrouver en slip dans le désert, avec deux cadavres dans le camping car, et Jessee dans un état indéterminé.
Le pitch fait un peu penser à "Weeds" où une mère sans histoire de la classe moyenne s'improvise dealeuse d'herbe pour nourrir ses deux jeunes enfants suite à la mort de son mari. De plus, tout en jouant sur la corde de l'impolitiquement correct et en dénonçant l'hypocrisie du système américain, "Weeds" et "breaking bad" montrent tous deux à quel point il est difficile de survivre dans le milieu de la drogue hyper violent et où l'argent n'est jamais facile. La morale est donc sauve.
Reste que comme "Weeds" (toujours très en forme alors que la série vient de finir sa cinquième saison), "Breaking Bad" est un petit chef d'oeuvre. Tourné quasi sans lumière ajoutée, ce qui a pour effet d'accentuer les ombres et de donner un ton quasi documentaire aux images, la série est remarquable par la qualité d'écriture et encore une fois par l'interpréation (Bryan Cranston qui joue Walter est tout simplement incroyable). Contrairement à "Weeds", "Breaking bad" est un drame, glauque au possible, mais pourtant illuminé par des pointes d'humour noir et l'humanité de ses personnages, ce qui lui évite de tomber dans le sordide. Le résultat impressionne par sa justesse alors que la série marche constamment sur le fil du rasoir.
Bref, je ne saurais que vous recommander de vous plonger dans cette série lancée par AMC Networks en 2008. Deux saisons ont déjà été diffusées et une troisième saison devrait voir le jour en mars 2010.
Un petit mot sur le créateur de la série Vince Gilligan né en 1967. On ne l'attendait pas dans un tel registre puisque ces précédents travaux en tant que scénariste, réalisateur ou co-producteur l'ont amené à travailler sur le film "Hancock" avec Will Smith ou les séries de Chris Carter ("The X-Files" et "The Lone Gunmen"). Il a signé avec "Breaking bad" son chef d'oeuvre qui lui a déjà valu d'être nommé deux fois aux Emmy Awards.
mardi 28 juillet 2009
USA. TV. "Dollhouse", au secours les poupées sont vivantes!
"Dollhouse" c'est bien entendu la nouvelle série télé évènement de Joss Wedhon, le papa de "Buffy contre les vampires". La première saison a été diffusée sur la FOX de févier à mai (12 épisodes au total), et reviendra à l'écran en septembre prochain. En France, c'est Téva qui diffusera la première saison à la rentrée.
"Dollhouse" (maison de poupées) est le nom d'un complexe sous terrain top secret situé à Los Angeles où l'on stocke et programme des agents (baptisés des actifs) au gré de leur mission. Quand ils ne sont pas assignés à une mission, ce sont des coquilles vides, de simples poupées sans personnalité. Quand ils partent en mission, on leur charge une mémoire, des aptitudes, un personnalité qui feront d'eux des as de la cambriole, des neuro-chirurigiens, des mannequins professionnels,... Les clients? Des riches en mal d'émotions fortes (certaines missions sont ni plus ni moins que de l'escort), des militaires, des agences gouvernementales,... La corporation qui gère la dollhouse vend ses services au plus offrants.
Parmi ces poupées, nous suivons particulièrement Echo, activiste étudiante dans son ancienne vie et qui loue son corps à Dollhouse pour cinq ans pour une raison inconnue (on l'entend juste dire qu'elle n'a pas vraiment le choix). Malgré les formatages successifs de son cerveau, Echo a parfois des éclairs de souvenirs qui lui reviennent et semble même prendre conscience de la réalité de ce qui l'entoure. Parmi les personnages récurrents qui tournent autour d'Echo : la directrice de la dollhouse (Adelle DeWitt), son "garde du corps" (Boyd Langton), le jeune informaticien génial et amoral Topher, les deux poupées Victor et Sierra qui partent souvent en mission avec elle, ou l'agent fédéral Paul Ballard qui essaie de prouver l'existence de la dollhouse montrée comme un mythe urbain auquel personne ne croit vraiment. Et évidemment il y a le méchant ultime de service, ici Alpha, un actif échappé de la dollhouse après y avoir commis un massacre. Il a été doté de 48 personnalités suite à un accident de formatage, et est devenu en conséquence super doué, super intelligent mais aussi super schizophrène.
"Dollhouse" a commencé très classiquement comme une série d'action paranoïaque à la "Alias". Beaucoup de flashbacks, de dialogues mystérieux qui tentent de donner de l'épaisseur à la série, mais "dollhouse" peine à trouver ses marques. Ainsi au début, nous avons droit surtout à des épisodes (très banals) d'action pure où nous suivons Echo en mission avec quelques passages où l'on nous montre l'intérieur de la dollhouse (et où l'on nous fournit des explications généralement assez confuses sur son fonctionnement). De plus, l'originalité principale de la série est aussi son point faible : il est difficile de s'attacher à une héroïne qui change constamment de personnalité!
Les derniers épisodes de la première saison trouvent un équilibre plus juste. On y passe plus de temps au sein de la dollhouse à observer son fonctionnement. La nouvelle série de Joss Wedhon a un concept très ambitieux, et traite d'un sujet aussi délicat que passionnant : jusqu'où serait on capable d'aller si on pouvait programmer des êtres humains tels des ordinateurs, et de stocker des individus sur des disques durs? On pourrait créer une armée en un claquement de doigt. Encore mieux, nous explique la série, on pourrait enfin atteindre l'immortalité et même avoir le don d'ubiquité en se faisant transférer dans un autre corps voir plusieurs en même temps. "Dollhouse" s'intéresse beaucoup aux problèmes moraux que créerait une telle technologie.
Tout ceci est bien joli mais "Dollhouse" souffre justement de son ambition et de sa prétention. C'est d'abord une série américaine à gros budget et à ce titre elle doit fidéliser des millions de téléspectateurs. D'où ces errements et ces maladresses continuelles alors que la série tente de trouver un juste équilibre. Ce serait pardonnable si "Dollhouse" ne se prenait pas autant au sérieux. Le manque total d'humour est vraiment à mon avis l'une des plaies de la SF américaine.
A noter que le 13 ème épisode, non diffusé sur les ondes et disponible seulement dans le coffret DVD, nous propulse dans un 2019 apocalyptique où les humains non modifiés doivent luter pour leur survie. La technologie des Dollhouse serait responsable de la fin du monde mais là encore on ne comprend pas tout.
"Dollhouse" qui n'a pas enregistré des scores d'audience faramineux (en passant même deux fois au-dessous de la barre des trois millions de téléspectateurs) a été finalement reconduit de justesse en mai dernier pour une deuxième saison avec un budget revu à la baisse. Il n'est pas sûr que cette pression accrue (Joss Wedhon a exprimé le souhait de conclure la série en cinq saisons) soit positive pour la série. Trop ambitieuse dans son concept, "Dollhouse" va sûrement devoir revoir ses prétentions à la baisse si elle veut perdurer. Au risque de devenir une simple série d'action sur fonds de SF.
EDIT : la série a été finalement annulée en novembre 2009 mais elle aura quand même le droit d'aller jusqu'au bout de sa deuxième saison (soit 13 épisodes).
jeudi 19 février 2009
USA. TV. "Damages" déjà au bout du rouleau?
C'est l'une des maladies congénitales des séries américaines. Elles ne savent pas s'arrêter à temps. Dans un univers télévisuel américain où seul l'audimat décide de la survie ou non d'une série (qui peut très bien s'arrêter en cours de saison en cas de mauvais chiffres), la longévité de certaines s'explique surtout par la volonté d'exploiter jusqu'au bout les recettes gagnantes. Du coup la saison de trop est toujours à craindre. Et tout le monde peut s'amuser à analyser quand telle série s'en est allée en eau de boudin. Certaines ont même très vite dégénérées à commencer par "Heroes" (au bout d'une seule saison), "Prison Break" (au bout de deux saisons),... (Très) rares sont les séries à succès à ne pas avoir souffert de ce maux si courant outre atlantique : "Six Feet Under", "Sopranos", "Friends",...
"Damages" c'était l'une des révélations de la télé américaine de 2007. Un thriller classe, à l'image et au suspens léchés, avec en tête de distribution une star américaine de premier ordre Glenn Close. Que demander de plus? Et il est vrai que la première saison de "Damages" était très plaisante. On y suivait avec beaucoup d'intérêt les mésaventures d'Ellen Parsons (Rose Byrne), jeune et brillante diplômée en droit qui va faire ses classes chez la plus brillante des avocates new yorkaises Patty Hewes (Glenn Close). Tout de suite, Ellen va être propulsée en première ligne sur une affaire de plusieurs millions de dollars concernant un milliardaire Arthur Frobisher qui aurait ruiné ses salariés. Le rêve pour une jeune femme ambitieuse? On sait dès le début que quelque chose n'a pas tourné rond. A coup de flashbacks inversés, on apprend que quelques mois plus tard le petit ami d'Ellen est sauvagement assassiné dans son appartement. Qui est le coupable? L'inquiétante Patty Hewes, le sans scrupule Arthur Frobisher ou Ellen elle-même qui semble avoir complètement pêté les plombs?
La première saison de "Damages" avait donc réussi son pari en bonne partie grâce à l'interprétation magistrale de Glenn Close qui crevait le petit écran. Restait à savoir si la deuxième saison allait confirmer cet essai... et après six épisodes de la saison deux, la réponse tend aujourd'hui franchement vers la négative.
Glenn Close est toujours là et on a même ajouté un autre acteur américain d'envergure pour l'épauler : William Hurt qui joue ici un ex de Patty Hewes, un homme dévasté dont la femme vient d'être assassinée et qui se retrouve impliqué dans une catastrophe environnementale (les deux évènements étant liés).
Le problème ici est que le scénario est confus et qu'on arrive pas vraiment à se prendre d'intérêt pour les malheurs du personnage incarné par William Hurt, pas charismatique pour un sou. Le personnage d'Ellen est toujours présent, elle a ré-intégré le cabinet de Patty Hewes avec la ferme intention de la piéger (elle joue les taupes pour le FBI), mais on se lasse des ses atermoiements et de ceux du FBI qui font un pas en avant puis un pas en arrière. Par le biais de séquences se déroulant quelques mois plus tard, on voit Ellen tenir en joue quelqu'un. Qui? Là est toute la question. Mais nous passionne-t-elle? Les séquences du futur qui nous ont marqués dans la première saison sont ici mal utilisées, irrégulières et paraissent souvent inutiles.
Bref, on voit pas trop où nous mène cette histoire, et le fil conducteur de la série a du jeu. Reste à savoir si les scénaristes arriveront à redresser la barre. Il serait dommage de voir "Damages" s'épuiser dès la seconde saison.
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mercredi 10 décembre 2008
USA. TV. Dexter. Un serial killer qui vous veut du bien.
"Dexter" n'est pas vraiment une nouveauté mais je dois vous dire que je ne l'ai découverte que récemment. Pendant longtemps, le thème du serial killer, l'un des plus usés par les scénaristes américains avec la mafia et le Vietnam, a créé chez moi un véritable blocage.
Pourtant, un serial killer comme héros d'une série américaine, voilà un concept assez innovant. Soit, depuis quelques années, la télé américaine a montré qu'elle savait construire des séries autour de personnages troubles ("The shield" et "Sopranos" en sont les exemples types), mais cela reste assez rare.
Après avoir rendus attachants un parrain de la mafia et un flic véreux, nos amis américains allaient ils réussir la même chose avec celui qui n'est pas loin de se rapprocher du méchant absolu?
Dexter est un homme bien installé dans la trentaine, travaillant pour la police de Miami en tant qu'analyste spécialisé dans les tâches de sang. Mais c'est aussi un serial killer qui pratique son art selon un code de conduite que lui a appris son père adoptif Harry Morgan, ancien policier aujourd'hui décédé. Selon ce code, il ne doit tuer que des assassins qui sont passés à travers les mailles de la justice et dont il peut prouver la culpabilité. Introverti dans la vie quotidienne, complètement déconnecté de toute émotion, il a appris à simuler pour cacher son identité de monstre.
Dexter fait donc tout pour avoir des relations normales avec les gens qui l'entourent : ses collègues de travail, sa soeur ou sa petite amie (mère de deux enfants). Parfois quelques personnes arrivent à percer sa carapace et à deviner le monstre derrière le masque de garçon trop parfait, mais pour tout dire, cela se finit rarement bien!
"Dexter", basée sur des romans de Jeff Lindsay, lancée sur le réseau Showtime en 2006, en est aujourd'hui à sa troisième saison et a été confirmée pour deux autres saisons. La raison du succès : tout d'abord l'excellent jeu de l'acteur qui incarne Dexter (Michael C. Hall finalement pas si éloigné de son rôle d'homosexuel introverti dans Six Feet Under!). Ensuite, un ton très particulier : la série a un rythme assez lent (les épisodes durent 50mn), et un humour noir très présent particulièrement à travers la voix off de Dexter (pendant longtemps, la voix off a été mal considérée chez les Américains, mais elle fait aujourd'hui un comeback fracassant dans les séries ). La voix off permet de donner plus de profondeur à la série, et de nous rapprocher du personnage de Dexter qui, sinon, pourrait paraitre un peu trop distant et froid pour attirer la sympathie et même l'intérêt à long terme.
Finalement, Dexter est loin d'être un serial killer type Hannibal Lecter. Son code de conduite le rapproche plutôt d'un justicier aux méthodes quelque peu expéditives. Mais après tout, à moins que vous cachiez quelques cadavres dans votre placard, vous n'avez rien à craindre de lui. La morale est sauve? C'est un peu la question que pose la série depuis maintenant trois saisons. Pour l'instant, la série a su renouveler l'intérêt du téléspectateur, mais la saison de trop est toujours à craindre.
PS (UPDATE): à noter que Canal Plus vient de lancer la saison 2 en janvier 2009 en grandes pompes sur les écrans français à coup de pubs et d'affiches un peu partout.
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mardi 22 juillet 2008
Radio. France Culture ausculte les séries télé américaines

A partir du 22 juillet à 22h30, et au fil de vingt quatre émissions quotidiennes de 30mn (du lundi au vendredi), France Culture ausculte l'univers des séries américaines. On y parlera bien sûr des séries d'aujourd'hui mais aussi de celles d'hier puisque les premières sont nées il y a plus de soixante ans.
L'émission, produite par Benoît Lagane et Eric Vérat, et réalisée par Lionel Quantin, sera aussi disponible sur le podcast.
Voici la présentation de l'émission sur le site de France Culture : "Les fictions télé sont quasiment aussi vieilles que le médium télé lui-même. Depuis plus de 60 ans, c’est à la télévision que certains auteurs, parfois venus du théâtre, de la radio, du cinéma ou du monde universitaire, ont fait le choix de raconter des histoires drôles, inquiétantes, humaines ou surnaturelles. Le but a toujours été de faire passer des idées, aussi infimes soient-elles : depuis, ce moyen d’expression a donné naissance à un foisonnant corpus d’œuvres, des dizaines de milliers d’heures de programmes qui, d’une façon ou d’une autre, ont su marquer notre culture contemporaine et raconter l’Amérique du XXème Siècle.
Si certains observateurs du monde de la critique découvrent aujourd’hui la qualité et la pertinence de ces programmes, le grand public, qui les suit depuis des décennies, sait que la série télévisée lui renvoie une fascinante image de la société. Plus fascinante encore, la fiction télé possède cette capacité à occuper de longues plages d’antennes et à créer ainsi avec le téléspectateur un véritable lien. Comme le dit un observateur anglais, «elle possède les valeurs d’un bon roman et la fidélité d’un vieil ami ».
Chaque soir, pendant 30 minutes et durant 24 épisodes, à l’aide de toute la panoplie des outils de la fiction (pré-générique, « guests », pay-offs, fins ouvertes et à suspens…) et en compagnie d’observateurs éclairés et passionnés, nous vous invitons à nous suivre à travers 60 années d’ « histoire(s) » de télévision américaine."
Le mini site de France Culture
L'article de présentation du monde
dimanche 18 mai 2008
USA. TV. Les annonces pour la saison 2008/2009
Argh quel suspense! Evidemment c'est souvent plein de non surprises, mais quand même! De nombreux fans de séries tremblent jusqu'au dernier moment pour leur série favorite : sera-t-elle renouvelée? Alors que les chaines américaines révèlent leur grille de programme pour la rentrée prochaine, les gorges se serrent.
Alors "24 heures chrono" connaitra t elle une nouvelle saison??!! Le suspense est impitoyable, hein? Allez, j'arrête de vous torturer (même si la torture est l'un des sujets de prédilection de la série après tout) : oui 24 heures chrono aura une septième saison et Kieffer Sutherland nous promet même que ce sera la meilleure ! A noter que la série reprendra en novembre avec une prequel spéciale de deux heures diffusée le 23 novembre et où l'on en saura beaucoup plus sur "l'état émotionnel de Jack". Ouah! Le reste de la saison sera diffusée à partir de janvier (huit épisodes ont déjà été tournés).
Vont également bénéficier d'une nouvelle saison sans grande surprise : Prison Break (Fox), Desperate housewives (ABC), Ugly Betty (ABC), Heroes (NBC), My name is Earl (NBC)...
Des nouveautés de la saison passée sont également confirmées : Dirty sexy money (ABC), Chuck (NBC), Knight Rider/K2000 (NBC), Lipstick Jungle (NBC), Reaper (The CW), Terminator the Sarah Connor Chronicles (Fox), Samantha Who (ABC), Pushing daisies (ABC) ...
Du côté des annulations :
- "Shark" avec James Wood (CBS)
- la bling bling et très mauvaise "Cashmere mafia" (ABC) qui aura donc perdue sa guerre fratricide contre "Lipstick Jungle" (NCB) qui elle continue
- "New Amsterdam" (FOX), le nouveau et anecdotique Highlander n'aura même pas bénéficé d'une saison complète
- "Bionic Woman" (NBC), les aventures remises au goût du jour de "Super Jaimie" n'ont convaincu personne
- "Aliens in America" (The CW). Dommage car cette comédie avait au moins l'avantage d'être relativement subversive en proposant les aventures d'un jeune pakistanais musulman qui arrive dans une famille chrétienne américaine du Winsconsin!
- "The Return of Jezebel James" (FOX) qui s'est arrêté au bout de quatre épisodes!
- Journeyman (NBC), les aventures d'un homme qui voyage dans le passé.
- Jericho (CBS) : cette série de SF Post apocalyptique est arrêtée au bout de deux saisons.
Pour les nouveautés :
- Les versions américaines des séries anglaises "Life on Mars" (ABC) et "The worst week of my life" (CBS)
- Un spin off de "The Office" sur NBC !
- une coproduction anglo-américaine "Crusoe" (d'après "Robinson Crusoe") sur NBC
- "90210", un spin off de "Beverly Hills" (The CW)
- "Dollhouse" (FOX) qui comme son nom ne l'indique pas est la nouvelle série de SF de Joss Whedon (Buffy contre les vampires, Angel, Firefly).
- "Fringe" (FOX), la nouvelle série de JJ Abrams (Alias, Lost)
Pour une liste complète et mise à jour : c'est ici
Alors "24 heures chrono" connaitra t elle une nouvelle saison??!! Le suspense est impitoyable, hein? Allez, j'arrête de vous torturer (même si la torture est l'un des sujets de prédilection de la série après tout) : oui 24 heures chrono aura une septième saison et Kieffer Sutherland nous promet même que ce sera la meilleure ! A noter que la série reprendra en novembre avec une prequel spéciale de deux heures diffusée le 23 novembre et où l'on en saura beaucoup plus sur "l'état émotionnel de Jack". Ouah! Le reste de la saison sera diffusée à partir de janvier (huit épisodes ont déjà été tournés).
Vont également bénéficier d'une nouvelle saison sans grande surprise : Prison Break (Fox), Desperate housewives (ABC), Ugly Betty (ABC), Heroes (NBC), My name is Earl (NBC)...
Des nouveautés de la saison passée sont également confirmées : Dirty sexy money (ABC), Chuck (NBC), Knight Rider/K2000 (NBC), Lipstick Jungle (NBC), Reaper (The CW), Terminator the Sarah Connor Chronicles (Fox), Samantha Who (ABC), Pushing daisies (ABC) ...
Du côté des annulations :
- "Shark" avec James Wood (CBS)
- la bling bling et très mauvaise "Cashmere mafia" (ABC) qui aura donc perdue sa guerre fratricide contre "Lipstick Jungle" (NCB) qui elle continue
- "New Amsterdam" (FOX), le nouveau et anecdotique Highlander n'aura même pas bénéficé d'une saison complète
- "Bionic Woman" (NBC), les aventures remises au goût du jour de "Super Jaimie" n'ont convaincu personne
- "Aliens in America" (The CW). Dommage car cette comédie avait au moins l'avantage d'être relativement subversive en proposant les aventures d'un jeune pakistanais musulman qui arrive dans une famille chrétienne américaine du Winsconsin!
- "The Return of Jezebel James" (FOX) qui s'est arrêté au bout de quatre épisodes!
- Journeyman (NBC), les aventures d'un homme qui voyage dans le passé.
- Jericho (CBS) : cette série de SF Post apocalyptique est arrêtée au bout de deux saisons.
Pour les nouveautés :
- Les versions américaines des séries anglaises "Life on Mars" (ABC) et "The worst week of my life" (CBS)
- Un spin off de "The Office" sur NBC !
- une coproduction anglo-américaine "Crusoe" (d'après "Robinson Crusoe") sur NBC
- "90210", un spin off de "Beverly Hills" (The CW)
- "Dollhouse" (FOX) qui comme son nom ne l'indique pas est la nouvelle série de SF de Joss Whedon (Buffy contre les vampires, Angel, Firefly).
- "Fringe" (FOX), la nouvelle série de JJ Abrams (Alias, Lost)
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vendredi 4 avril 2008
USA. TV. "New Amsterdam" ou le retour de Highlander?

Lancé sur Fox le 8 mars dernier, "New Amsterdam" est, disons le tout de suite, l'un de ces nombreux feuilletons Américains qui se démarquent surtout par leur médiocrité. Ceci dit, même chez les Américains, ce n'est pas forcément une raison de ne pas prospérer.
Reste qu'il est intéressant de jeter un coup d'oeil à ce genre de production pour se souvenir que tous les feuilletons made in America ne sont pas des chefs d'oeuvres genre "Six feet under" ou des machines d'efficacité comme "Lost" ou "24 heures" (je parle ici d'efficacité mais pas de qualité, attention!).
Alors pourquoi la recette "New Amsterdam" ne fonctionne-t-elle pas?
"New Amsterdam" raconte l'histoire d'un soldat hollandais qui en 1642 a pris un coup d'épée en tentant de sauver la vie d'une Indienne durant un massacre. En retour, celle-ci le rend immortel - du moins jusqu'à ce qu'il trouve la femme de sa vie (moment auquel il redeviendra mortel). Nous retrouvons ensuite le même personnage, de nos jours, où il s'appelle désormais John Amsterdam. Il est à présent un policier new-yorkais très doué, très savant, mais un peu étrange aux yeux de ses collègues : il parle du passé comme s'il l'avait personnellement connu. Quand il n'est pas sur le terrain ou au commissariat en train de résoudre des meurtres, il vit avec son vieillard de fils (l'un de ses 63 enfants), et son trente-sixième chien.
Au début du premier épisode, il fait une soudaine crise alors qu'il poursuit un suspect dans le métro. En fait, il vient de croiser celle qui serait la femme de sa vie. Il se réveille à la morgue de l'hôpital, et repart tranquillement bosser au commissariat. Il devine rapidement l'identité de la femme qui lui est destiné, en fait le médecin qui s'est occupé de lui dans le métro puis à l'hôpital.
Le héros fait un peu sous-Highlander (rappelons que les films ont donné lieu à une déclinaison télé de 1992 à 1998). Le scénario est un peu ridicule, cousu de fil blanc, mais cela aurait pu être sauvé par une bonne dose d'humour et des enquêtes passionnantes. Malheureusement tout est d'une platitude assez incroyable. Les enquêtes sont tout bonnement d'une banalité à mourir et remplies d'invraisemblances. Et les personnages transparents comme de l'eau claire.
Comble de l'originalité, chaque enquête ranime des souvenirs chez notre héros et permet de se plonger dans quelques séquences historiques, remarquables surtout par l'impression qu'elles donnent d'avoir été filmées dans un théâtre avec des décors et des costumes de seconde main.
La série commandée par la Fox au printemps 2007 a vu sa diffusion retardée, et la production interrompue au huitième épisode. Il reste encore quelques épisodes à diffuser, mais il est peu probable que Fox commande de nouveaux épisodes (enfin j'espère!). La série avait pourtant bien commencé (13 millions de téléspectateurs) mais a chuté pour se stabiliser vers les six millions. Ce n'est pas déshonorant mais loin d'être exceptionnel non plus.
mercredi 2 avril 2008
USA. TV. "The Riches", ils ont volé le rêve américain!

"Le rêve américain? Nous allons le voler!". Tel pourrait être le pitch de cette série irrévérencieuse diffusée par FX Networks ("Nip Tuck", "Dirt") en 2007 et sur Canal Jimmy depuis fin janvier.
"The Riches" est une comédie dramatique qui raconte les aventures d'une famille de gitans d'origine irlandaise. Escrocs à la petite semaine, ils ne manquent pas d'imagination quand il s'agit de monter des coups minables. Les parents, Wayne et Dahlia, et leur progéniture (deux ados - un garçon et une fille -, plus le petit dernier qui s'habille en fille), tous participent à l'activité familiale.
Il y a deux ans, la mère s'est fait prendre et a écopé de deux ans de prison. Aujourd'hui, elle retrouve enfin la liberté. Sa "famille" (son campement) a organisé une fête pour son retour. Mais rapidement, des tensions éclatent. Le fils du chef de la famille est très remonté contre Wayne, et les traditions imposent un mariage entre leur fille ainée et un attardé.
Wayne décidera de prendre la fuite, avec femme et enfants, mais non sans avoir subtilisé une jolie somme à la "famille". Autant dire que cette dernière n'apprécie guère et qu'ils sont rapidement pris en chasse. C'est durant leur fuite que leurs poursuiveurs vont provoquer un accident de voiture. Wayne et Dahlia trouvent dans la voiture accidentée les deux cadavres d'un couple, les Riches, mais aussi des papiers et clefs d'une maison neuve qu'ils viennent d'acheter sur Internet et où ils allaient s'installer. Wayne décide de tenter le coup de sa vie : il décide de se débarrasser de la voiture, d'aller vivre dans la maison et de se faire passer pour les Riches.
Wayne et sa famille vont découvrir une grande maison luxueuse dans un lotissement fermé et sécurisé. Vont-ils réussir à faire croire à leurs voisins qu'ils sont des "bourges" comme eux? Vont-ils se faire à leur nouvelle vie? Vont-ils pouvoir échapper éternellement à la "famille"?
"The Riches" traite un sujet rarement abordé dans les séries télévisées. Celui de vrais marginaux à mille lieux de l'Américain moyen. Dans sa critique du rêve américain et de l'argent facile et son anti-conformisme, "The Riches" se rapproche assez de "Weeds" (la fameuse série de Showtime).
Anti-conformisme? Bon, après tout Wayne et sa famille ne rêvent rapidement plus qu'à devenir des "bourges" comme les autres. Mais les méthodes qu'ils utilisent pour arriver à leur but (mensonges, vols, arnaques) sont assez jouissifs.
La série bénéficie aussi d'excellents acteurs dont le fabuleux comique Anglais Eddie Izard (Wayne). Celui-ci s'est fait connaitre aux USA grâce à son spectacle "Dress to kill" en 1999. Il co-produit la série et a co-signé le pilote de la série avec le créateur de celle-ci, Dmitry Lipkin.
"The Riches" est l'une des très bonnes surprises de 2007 et une deuxième saison est déjà en cours de diffusion aux USA.
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samedi 22 mars 2008
USA. TV. "In Treatment", la psychotéapie en série

"In treatment" est la version américaine de "Betipul", un feuilleton israélien qui montre les difficultés professionnelles et personnelles d'un thérapeute. "Be'tipul" a été lancé sur en 2007 sur la chaine israélienne Channel 3.
HBO a repris le concept et a commencé la diffusion de "In treatment" fin janvier 2008. Les épisodes sont basés sur ceux de la série israélienne, et le thérapeute (le Dr Paul Weston), est interprété par l'excellent Gabriel Byrne.
Chaque épisode d'environ 25 minutes se focalise sur la séance d'un patient récurrent dont on suit l'évolution de la thérapie. Parmi les patients on compte une jeune femme amoureuse du Dr Weston, un pilote de l'armée américaine qui a lancé une bombe sur une cible civile en Irak, une adolescente gymnaste suicidaire ou encore un couple en crise. On suit aussi les sessions de Paul avec Gina, son thérapeute et mentor. Enfin, on croise de temps en temps la femme du Dr Weston, ses trois enfants, ou encore Gina.
La très grande majorité de l'action se passe dans le cabinet du Dr Weston (ou chez Gina pour les sessions de Paul), et les extérieurs sont extrêmement rares. La réalisation, sans phare, privilégie les plans rapprochés et se concentre sur les visages. C'est presque du théâtre filmé. On est pas si loin également d'un soap classique au niveau des intrigues, mais en beaucoup plus intelligemment écrit.
Difficile de ne pas faire le rapprochement avec une autre série de la HBO "Tell me you love me", autre série anti bling-bling, et qui base entièrement sa construction sur la psychologie des personnages.
A noter que HBO a choisi une méthode originale de diffusion pour "In treatment" puisqu'elle propose sur son site les épisodes en streaming (seulement pour les Américains), et a également déjà mis les douze premiers épisodes à disposition sous forme de podcasts gratuit sur Itunes.
Une deuxième saison a déjà été confirmée.
Le mini-site de HBO
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mercredi 5 mars 2008
USA. TV. Quand la greve profite aux étrangers

La grève des scénaristes américains aura au moins eu pour effet bénéfique de pousser les chaines et producteurs américains à regarder de plus près ce qui se fait à l'étranger. Ce qui n'est finalement pas plus mal pour faire entrer un peu d'air frais.
Les succès récents de certaines adaptations comme "The Office" ou "Ugly Betty" ont montré que des bonnes idées venues de l'étranger pouvaient donner lieu à de bonnes séries et à de jolis succès critiques et publics.
Les séries étrangères ont également la réputation de moins s'appuyer sur les moyens financiers et davantage sur les dialogues (ce qui n'est pas étonnant car peu de chaines dans le monde ont les moyens financiers des chaines américaines). "Nous sommes assez excités à l'idée de monter des feuilletons pour un prix raisonnable qui ne comportent pas de courses de voiture et 85 décors différents" commente une productrice à Hollywood Reporter.
Comme d'habitude, et au désespoir de certains, les Américains achètent les concepts pour développer leur propre version américanisée. Même les Anglais doivent subir ce dictat. Rares sont les séries anglaises à faire l'objet d'un lancement digne de ce nom sans passer par cette case (il est vrai aussi que les saisons anglaises sont plus courtes - une série est déclinée généralement en six épisodes par saison!). "Secret diary of a call girl" (ITV) est l'un des rares contre exemples puisqu'elle sera finalement diffusée sur Showtime dans sa version originale.
Aujourd'hui, alors que les chaines sont en train de conclure la commande de pilotes, les séries étrangères frappent fort, et les Anglais particulièrement doivent se frotter les mains.
Du côté anglais en effet, les chaines américaines ont retenu les comédies "Outnumbered" (Fox), "Worst week" (CBS), "the IT Crowd" (NBC) ou les dramatiques "Ny-Lon" (CBS), "Robinson Crusoe" (NBC) et "Life on Mars" (ABC).
Notons d'ailleurs que les chaines n'hésitent pas à aller puiser dans les classiques de la télé anglaise comme NBC pour "Father Ted" et la Fox pour "Spaced" (deux séries qui datent mais qui ont marqué leur époque dans les années 90). Ce n'est pas tout! les Américains remontent encore plus loin dans le temps en allant chercher une série des années 70 "Mothers do have 'hem" dont le concept a été acheté par la Fox qui la sortira sous le nom de "Don't bring franck"!
Les Australiens ont pu vendre pour leur part "Kath & kim", une comédie créée en 2002 sur les relations mères-filles à NBC. A noter que la série originale a déjà été diffusée avec succès aux USA en 2004.
Les Israéliens ont pu voir déjà HBO reprendre leur série "Be'tipul" (rebaptisée "In Treatment"), à présent ce sera le tour de "Mythological X" à être repris par CBS.
Les Canadiens ne sont pas en reste. "The Listener" a été acquis par NBC et "Flashpoint" par CBS.
NBC veut-elle répéter les succès d'Ugly Betty? Elle a acquis les droits d'une telenovella colombienne "Sin Tetas No Hay Paraiso".
Bref, les chaines américaines retombent sur leurs pieds en ces lendemains de grève, et montrent qu'elles sont prêtes à aller chercher loin des concepts de séries qui sauront séduire leur public.
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dimanche 24 février 2008
TV.FR. Canal Plus met le paquet pour "Damages"

A partir du 28 février prochain, Canal Plus diffuse "Damages", nouvelle série américaine avec pas moins que Glenn Close dans le rôle principal. Ce thriller juridique est assez classique, mais rondement mené, très bien photographié, et ne ménage pas sur les effets de cliffhanger et également une gestion assez audacieuse des flash backs. Glenn Close en avocate diabolique est tout simplement parfaite, et justifie à elle seule la vision de la série (ce rôle lui a d'ailleurs valu un golden globe). On pourra par contre regretter le finish un peu décevant par rapport au reste... mais chut.
Sans casser des briques, "Damages" a bénéficié d'un succès convenable lors de sa diffusion l'été dernier sur la chaine américaine FX et a été confirmée pour deux nouvelles saisons.
Canal Plus prend appui sur la renommée de Glenn Close et l'engouement actuel en faveur des séries US pour mettre au point une publicité très présente pour le lancement de la série en France : affiches, encarts dans les journaux,...
Canal Plus va diffuser "Damages" tous les jeudis à 20h50 à raison de 3 épisodes pour son lancement et puis au rythme de 2 épisodes les soirées suivantes.
Le mini site de canal plus avec pas mal de goodies
mercredi 13 février 2008
USA. Cinema & TV. La grève des scénaristes est finie!

Les membres du puissant syndicat des scénaristes américains WGA a voté hier la reprise du travail à 92%. La WGA avait conclu un accord samedi avec les représentants des producteurs (AMPTP)."C'est un jour de soulagement et d'optimisme pour tout le milieu du divertissement" expliquent les producteurs.
La pression grandissait alors que la cérémonie des Oscars, qui se tient le 24 février prochain, était menacée d'annulation. Mais de grands progrès avaient été fait à la mi janvier qui laissaient espérer une fin prochaine de la grève. La WGA a en tout cas gagné son combat en obtenant pour les scénaristes un pourcentage des revenus générés par la diffusion des fictions sur les nouveaux médias.
Des annonces devraient nous parvenir dans ces prochains jours pour annoncer la reprise ou pas des séries télés américaines presque toutes interrompues en cours de saison par la grève amorcée début novembre.
L'industrie américaine du divertissement souffle, et les fans de fiction ne peuvent que se réjouir de cet happy end.
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lundi 11 février 2008
TV. USA. "Tell me you love me", la série anti bling bling

Le 30 Janvier, j'ai écrit une entrée sur les séries bling bling (ou la fascination pour les paillettes), phénomène aujourd'hui incarné sur les écrans américains par "Cashmere mafia", "ugly betty" ou encore "dirty sexy money". Or, tout phénomène de mode finit forcément par provoquer son contraire.
Voici donc "tell me you love me", une nouvelle série diffusée cet automne sur HBO. Ici on est bien loin de la vie sentimentale et clinquante de New Yorkaises aisées. Pas une once de paillettes. "Tell me you love me" nous raconte pourtant des histoires de couples mais filmées ici comme un documentaire à vif : caméra à l'épaule, pas de générique, pas de musique d'ambiance (sauf dans les dernières minutes de chaque épisode), plans remplis de silence, pas de trame narrative,...
Les nombreuses scènes de sexe (filmées crûment provoquant la réaction qu'on imagine aux USA) font parties de cette logique. Difficile d'être excité par ces scènes. La morale est sauve! D'ailleurs même si scènes ont aidé à faire parler de la série, l'approche documentaire et sans concession de la réalisation a laissé de marbre nombre de téléspectateurs, la série ayant démarré avec moins d'un million de téléspectateurs, et atteignant difficilement les trois millions au bout de sept diffusions.
La série s'attache à trois couples en crise :
- un jeune couple sur le point de se marier mais qui ne partage pas les mêmes idées sur la fidélité et la vie commune
- un couple de la trentaine ne réussissant pas à avoir un enfant
- un couple de la quarantaine avec deux enfants qui ne fait plus l'amour
Chacun de ces couples finira par aller voir un sexologue, une femme de la soixantaine, dont on suit également la vie de couple.
Cette série anti bling bling pourra dérouter, et il est vrai que la vision d'un épisode (la première saison compte dix épisodes d'une heure) vous donnera peut-être l'envie furieuse de regarder un épisode de "Cashmere mafia" pour refaire le plein de bling bling!
Mais il faut souligner le courage des acteurs (formidables) et de l'équipe féminine à l'origine de la série (et notamment sa créatrice Cynthia Mort), ainsi que de HBO qui malgré l'accueil public très frileux obtenu par la série a décidé de commander une autre saison.
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dimanche 10 février 2008
TV. USA. "Revelations" ou le pire de la télé US

A force de vouloir récupérer chez les Américains tout ce qui pourrait être diffusable, il arrive aux chaines françaises de faire de grosses erreurs.
C'est le cas de "Revelations", une mini série de la NBC datant de 2005, diffusée actuellement par Paris Première (les dimanches soirs), qui aurait mieux fait de rester dans les placards. "Revelations" est une énième fiction américaine sur l'apocalypse où l'on a droit à des tas de miracles inexplicables qui prouveraient l'existence de Dieu. Il y a quand même la figure du professeur sceptique, mais il n'est là que pour finalement donner raison à l'insupportable nonne qui porte ici la parole divine et essaie de sauver le monde. Evidemment on a droit à un paquet de citations ridicules de la Bible et de discussions théologiques du niveau du catéchisme première année.
Les médecins/scientifiques ne sont ici que d'épouvantables monstres intéressés seulement par le profit voire aidant le grand méchant, un serial killer qui porte la parole du diable, et qui a tué il y a quelques années la fille du héros. Ouf, merci pour le pathos!
Guidés par une jeune fille dans le coma citant la bible (!), la nonne et le professeur vont partir à la recherche d'un bébé miraculé (le Sauveur?) tout en déjouant les pièges tendus par le démoniaque serial killer.
De quoi faire le bonheur des intégristes catholiques et de ceux qui aimeraient désespérément croire aux miracles, aussi improbables soient ils. Ce téléfilm censé nous faire trembler est surtout imbuvable et ridicule (à l'image d'un film américain récent de la même trempe "The reaping"). Rideau.
mercredi 30 janvier 2008
USA. TV. "Cashmere mafia", l'indigestion de séries bling bling?

"Cashmere mafia" est la nouvelle dramédie (mélange de comédie et de drame) bling bling (qui s'intéresse surtout voire exclusivement à la vie de gens aisés et fashion habitant de préférence à New York) destinée au public féminin. Produite par Sony, elle est diffusée tous les mercredis depuis le 9 Janvier sur la chaine ABC.
La série raconte les hauts et bas d'un cercle d'amies à la trentaine bien tassée, aisées, et vivant à New York où elles essaient de marier avec plus ou moins de succès vie professionnelle, vie sentimentale et vie familiale. Heureusement, pour faire face à ces défis, elles peuvent compter sur un soutien mutuel.
Dans ce petit résumé, vous l'aurez compris, la série est une sorte de "Sex in the city" dix ans plus tard (le générique est à la limite du plagiat). Du coup il y a moins de sexe, mais plus d'histoires de couples et d'enfants. Un peu comme si "Sex and the city" avait rencontré "Desperate housewives". Dans le rôle principal, on retrouve Lucy Liu (Ally McBeal, Kill Bill, Drôles de dames).
Voici une série très opportuniste qui vise le public féminin tout comme "Lipstick Jungle" qui sera lancée le 8 février sur NBC et qui se passe encore une fois à New York et qui suit les aventures de trois femmes : la rédactrice en chef d'un journal de mode, une designer free lance et une cadrette de l'industrie du cinéma. Dans le rôle principal, on retrouve cette fois-ci l'ex enfant star Brooke Shield.
Dans le genre bling bling, on mentionnera également "dirty sexy money", diffusé cet automne sur ABC, et qui s'intéresse aux aventures d'une famille de riches milliardaires new yorkais, la famille Darling, qui fait furieusement pensée à la famille Hilton (la série a d'ailleurs été lancée avec le slogan "We love Paris").
Faut-il s'étonner de la multiplication des ces séries? Non puisque la recette des séries féminines bling bling fonctionne commercialement. "Ugly betty", produite par Salma Hayek, et lorgnant pour sa part du côté du "diable s'habille en Prada" et des telenovellas, en est ainsi un bon exemple, même si à priori son héroïne est un personnage anti bling bling.
"Ally McBeal" (1998-2002) et aujourd'hui encore "desperate housewives" (surtout à travers le personnage de Gabrielle Solis) ont également droit à leur statut de série féminine un peu bling bling. Mais le précurseur du genre reste "Sex in the city" (1998-2004 et bientôt un film) : du fashion, du fric et du sexe!
Reste que ces séries apportaient vraiment quelque chose de nouveau, ce qui n'est pas le cas de "Cashmere mafia".
D'ailleurs il est assez amusant de constater que le duel "Cashmere mafia" et "Lipstick Jungle" est en fait un duel des ex créateurs de "Sex in the city" : respectivement Darren Star (créateur de la série) et Candace Bushnell (auteur du livre à l'origine de la série).
Le public va-t-il se lasser? La réponse bientôt dans les résultats d'audimat.
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vendredi 25 janvier 2008
USA. Cinema & TV. La grève des scénaristes touche à sa fin?
Faut il diviser pour mieux régner? La nouvelle tactique de la WGA, principal syndicat des scénaristes américains, semble en tout cas porter ses fruits. Jeudi, elle a signé avec Liongate et Marvel, et vendredi avec RKO.
Pour rappel, Lionsgate est le premier producteur américain indépendant très actif tant au cinéma (Crash, Rambo, Saw,...) qu'à la télévision (Weeds, Mad Men, Dead Zone). Pour Sa part, l'éditeur de comics prépare actuellement les adaptations de Captain America, Thor, Ant Man,...). RKO est l'un des plus célèbres studios américains d'avant guerre et développe aujourd'hui plusieurs projets originaux et quelques remakes. Les trois groupes pourront donc reprendre le travail avec leurs scénaristes.
Aujourd'hui, la WGA a donc signé 13 accords. En plus de ceux susnommés, les autres signataires sont : TWC, UA, Sidney Kimmel Entertainment, Spyglass Entertainment, MRC, Jackson Bites, Mandate Films, and Worldwide Pants.
Autant dire que le syndicat principal des producteur AMPTP est furieuse : "De tels accords n'ont aucun sens car ils seront remplacés par des accords globaux dès que ceux ci seront signés. D'ailleurs je pense que personne aurait accepter les conditions de ces accords temporaires s'ils étaient définitifs car ils sont irréalistes".
Les majors (CBS, Fox, ABC,...) pour leur part continuent de faire pression sur les scénaristes en coupant dans leurs budgets prévisionnels pour le développement des scénarios, ou en annonçant l'abandon de projets amorcés. Pour l'instant, les chaines en sont réduites à remplir leurs grilles avec des jeux et des rediffusions.
Le problème principal reste celui du partage de la manne pour la diffusion des fictions sur les nouveaux médias (un marché qui pourrait atteindre entre 3 et 5 milliards de dollars annuels d'ici 2014).
Néanmoins certains veulent rester optimistes. En effet, des négociations informelles ont repris. Permettront-elles de mettre fin à une crise qui dure depuis à présent plus de trois mois? Tout le monde l'espère.
Avec Variety.
Pour rappel, Lionsgate est le premier producteur américain indépendant très actif tant au cinéma (Crash, Rambo, Saw,...) qu'à la télévision (Weeds, Mad Men, Dead Zone). Pour Sa part, l'éditeur de comics prépare actuellement les adaptations de Captain America, Thor, Ant Man,...). RKO est l'un des plus célèbres studios américains d'avant guerre et développe aujourd'hui plusieurs projets originaux et quelques remakes. Les trois groupes pourront donc reprendre le travail avec leurs scénaristes.
Aujourd'hui, la WGA a donc signé 13 accords. En plus de ceux susnommés, les autres signataires sont : TWC, UA, Sidney Kimmel Entertainment, Spyglass Entertainment, MRC, Jackson Bites, Mandate Films, and Worldwide Pants.
Autant dire que le syndicat principal des producteur AMPTP est furieuse : "De tels accords n'ont aucun sens car ils seront remplacés par des accords globaux dès que ceux ci seront signés. D'ailleurs je pense que personne aurait accepter les conditions de ces accords temporaires s'ils étaient définitifs car ils sont irréalistes".
Les majors (CBS, Fox, ABC,...) pour leur part continuent de faire pression sur les scénaristes en coupant dans leurs budgets prévisionnels pour le développement des scénarios, ou en annonçant l'abandon de projets amorcés. Pour l'instant, les chaines en sont réduites à remplir leurs grilles avec des jeux et des rediffusions.
Le problème principal reste celui du partage de la manne pour la diffusion des fictions sur les nouveaux médias (un marché qui pourrait atteindre entre 3 et 5 milliards de dollars annuels d'ici 2014).
Néanmoins certains veulent rester optimistes. En effet, des négociations informelles ont repris. Permettront-elles de mettre fin à une crise qui dure depuis à présent plus de trois mois? Tout le monde l'espère.
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