lundi 20 avril 2009

TV. Europe. Faut-il vraiment copier les séries américaines?


Depuis ce début de millénaire et le triomphe à l'audimat de nombreuses séries américaines sur les écrans européens, les chaînes de toute l'Europe font leur possible pour tenter de reproduire désespérément les recettes de fabrication des Américains. Et pour l'instant il faut bien avouer que le résultat est invariablement très mauvais. Les copies européennes sont à leurs modèles américains ce que les colas de grande distribution sont au Coca-Cola : elles en ont plus ou moins la couleur, mais absolument pas le goût.


vendredi 3 avril 2009

TV.UK. "The likely lads", des mecs vraiment inoubliables...


"The likely lads" est une série apparue pour la première fois sur les écrans britanniques en décembre 1964. On y suit les aventures ordinaires de deux jeunes hommes, des amis d'enfance dans leur vingtaine, vivant dans une ville industrielle du nord de l'Angleterre. Terry (James Bolan) est un grand blond, sûr de lui, prêt aux plans les plus fantasques pour draguer tout ce qui bouge et boire gratis. Son ami Bob (Rodney Bewes) est introverti, plus conventionnel mais aussi plus ambitieux.

Retrouvez la suite de la critique sur le site cinemaderien.fr

L'intégrale Likely Lads est disponible en coffret chez BBC vidéo (avec des sous titres anglais).

jeudi 26 février 2009

UK. TV. GBH, modèle d'excellence à l'anglaise



"GBH" est une mini série (7x1h30) anglaise diffusée par Channel 4 en 1991. C'est un pur produit de la télé anglaise. Entendez là qu'on y trouve tout ce qui fait l'excellence de et la particularité de la télé made in UK.

Vous retrouverez désormais cette chronique sur le site Cinemaderien.fr consacré aux fictions britanniques (cinéma et télévision)

jeudi 19 février 2009

USA. TV. "Damages" déjà au bout du rouleau?



C'est l'une des maladies congénitales des séries américaines. Elles ne savent pas s'arrêter à temps. Dans un univers télévisuel américain où seul l'audimat décide de la survie ou non d'une série (qui peut très bien s'arrêter en cours de saison en cas de mauvais chiffres), la longévité de certaines s'explique surtout par la volonté d'exploiter jusqu'au bout les recettes gagnantes. Du coup la saison de trop est toujours à craindre. Et tout le monde peut s'amuser à analyser quand telle série s'en est allée en eau de boudin. Certaines ont même très vite dégénérées à commencer par "Heroes" (au bout d'une seule saison), "Prison Break" (au bout de deux saisons),... (Très) rares sont les séries à succès à ne pas avoir souffert de ce maux si courant outre atlantique : "Six Feet Under", "Sopranos", "Friends",...


"Damages" c'était l'une des révélations de la télé américaine de 2007. Un thriller classe, à l'image et au suspens léchés, avec en tête de distribution une star américaine de premier ordre Glenn Close. Que demander de plus? Et il est vrai que la première saison de "Damages" était très plaisante. On y suivait avec beaucoup d'intérêt les mésaventures d'Ellen Parsons (Rose Byrne), jeune et brillante diplômée en droit qui va faire ses classes chez la plus brillante des avocates new yorkaises Patty Hewes (Glenn Close). Tout de suite, Ellen va être propulsée en première ligne sur une affaire de plusieurs millions de dollars concernant un milliardaire Arthur Frobisher qui aurait ruiné ses salariés. Le rêve pour une jeune femme ambitieuse? On sait dès le début que quelque chose n'a pas tourné rond. A coup de flashbacks inversés, on apprend que quelques mois plus tard le petit ami d'Ellen est sauvagement assassiné dans son appartement. Qui est le coupable? L'inquiétante Patty Hewes, le sans scrupule Arthur Frobisher ou Ellen elle-même qui semble avoir complètement pêté les plombs?

La première saison de "Damages" avait donc réussi son pari en bonne partie grâce à l'interprétation magistrale de Glenn Close qui crevait le petit écran. Restait à savoir si la deuxième saison allait confirmer cet essai... et après six épisodes de la saison deux, la réponse tend aujourd'hui franchement vers la négative.

Glenn Close est toujours là et on a même ajouté un autre acteur américain d'envergure pour l'épauler : William Hurt qui joue ici un ex de Patty Hewes, un homme dévasté dont la femme vient d'être assassinée et qui se retrouve impliqué dans une catastrophe environnementale (les deux évènements étant liés).

Le problème ici est que le scénario est confus et qu'on arrive pas vraiment à se prendre d'intérêt pour les malheurs du personnage incarné par William Hurt, pas charismatique pour un sou. Le personnage d'Ellen est toujours présent, elle a ré-intégré le cabinet de Patty Hewes avec la ferme intention de la piéger (elle joue les taupes pour le FBI), mais on se lasse des ses atermoiements et de ceux du FBI qui font un pas en avant puis un pas en arrière. Par le biais de séquences se déroulant quelques mois plus tard, on voit Ellen tenir en joue quelqu'un. Qui? Là est toute la question. Mais nous passionne-t-elle? Les séquences du futur qui nous ont marqués dans la première saison sont ici mal utilisées, irrégulières et paraissent souvent inutiles.

Bref, on voit pas trop où nous mène cette histoire, et le fil conducteur de la série a du jeu. Reste à savoir si les scénaristes arriveront à redresser la barre. Il serait dommage de voir "Damages" s'épuiser dès la seconde saison.

mercredi 4 février 2009

UK. TV. A ne pas manquer : Soirée sur les séries anglaises de SF le 11 février.



N'oubliez pas de réserver votre soirée du mercredi 11 février. A 20h à l'entrepôt (paris 14ème) débute la première conférence du GOS organisée en collaboration avec l'équipe de Premium TV sur le thème : "Carte blanche au Grand Ordre de la Serviette : Les extraordinaires aventures de la science-fiction britannique par ceux qui la font"

Au menu une conférence passionnante mais aussi de nombreux interviews exclusifs réalisés spécialement pour la soirée :

- Dirk Maggs, le Monsieur Science-Fiction des ondes radiophoniques britanniques,
- Kim Newman, prolifique écrivain et critique de science-fiction,
- Nicholas Briggs, l’homme derrière les voix des Daleks, Cybermen et de nombreux monstres de Doctor Who mais surtout un des principaux responsables des aventures audiophoniques du Docteur,
- Nicholas Courtney, comédien ayant cotoyé la quasi-totalité des différentes incarnations du Docteur le plus connu de toutes les galaxies,
- Andy Murray, auteur de Russell T Davies : T is for Television : the Authorised Screen Biography et Into the Unknown : The Fantastic Life of Nigel Kneale.

bref tout le menu de la soirée et plus sur le site de Premium TV :

http://www.a-suivre.org/premiumtv/


Le site du Grand Ordre de la Serviette

jeudi 22 janvier 2009

UK. TV. Le retour (très attendu) de Sherlock Holmes


Sherlock Holmes? Encore! seriez vous tenté de me dire. Alors que l'ex-mari de Madonna, le très mauvais Guy Ritchie , prépare sa version cinématographique des aventures du plus célèbre détective britannique (sortie en 2009), une autre réincarnation de Sherlock Holmes me semble bien plus digne d'intérêt car issue du cerveau de deux génies de la télévision anglaise.

Les scénaristes Steven Moffat (Coupling, Jekyll, responsable de Doctor Who à partir de 2010) et Mark Gatiss (le cultissime "The League of Gentlemen", deux épisodes de Doctor Who ou encore "Crooked house" qui vient de triompher sur les écrans anglais à noël) ont écrit ensemble le pilote d’une adaptation contemporaine du Sherlock Holmes. Le projet serait né d’une discussion au cours d’un voyage vers Cardiff pour se rendre sur le tournage de Doctor Who.

Le tournage du pilote de 60 mn vient de commencer à Londres et au Pays de Galles. Au niveau de la distribution, on aura droit à Benedict Cumberbatch (Stuart, a life backwards) qui incarnera Sherlock, tandis que Martin Freeman (The Office) sera Watson. Lestrade et Moriarty seront également présents dans cet épisode d’une heure, on sait déjà que le premier sera interprété par Rupert Graves.

Nous aurons droit à une relecture libre du héros de Conan Doyle avec un Sherlock Holmes moderne (l'action se passe de nos jours) et jeune (vu le choix de l'acteur principal âgé de 33 ans!). D'après la BBC "Notre Sherlock est un super héros dynamique qui vit dans le monde actuel, un génial et arrogant détective uniquement guidé par son désir de se prouver à lui-même qu'il est supérieur à tout le monde".

Aucune date de diffusion n'est prévue pour l'instant, mais en dépit du résumé de la BBC (qui fait peur) et du concept (un Sherlock d'jeune et moderne), on peut vraiment attendre le meilleur de Gatiss et Moffat. Autant dire que les fans de Doctor Who seront également aux aguets puisque ce projet devrait être diffusé avant l'arrivée de Dr Who version Moffat.

Source : annuséries.com, la bbc

mercredi 17 décembre 2008

UK. TV. The IT Crowd, la série qui se moque des nerds!


Allez autant vous le dire tout de suite, "The IT Crowd" est une brillante sitcom sur les nerds et geeks de tout poil. On y suit avec bonheur le triste sort de Roy (l'ours irlandais mal rasé fainéant et adepte de junk food) et Moss (le binoclard introverti qui vit encore chez sa mère), les ados vieillissant qui constituent à eux deux le département informatique d'une grosse société.

Bien évidemment, ces deux zozos sont confinés au sous-soul de la société où ils vivent en quasi autarcie dans un gros bordel constitué d'épaves d'ordinateurs, de jeux vidéos et de multiples tasses de café à moitié vides. Ils répondent à tout appel provenant de l'extérieur (le reste de la société) par un sempiternel "Avez vous vérifié si votre ordinateur est bien branché?". Car c'est là bien le malheur de tout nerd : être continuellement dérangé par des non nerds qui ne connaissent rien à l'informatique et qui posent toujours les mêmes questions stupides.

Malheureusement pour eux, leur antre va bientôt être prise d'assaut par une créature d'un autre monde : Jen, une jeune femme qui est censée diriger le département informatique, c'est à dire eux! Le monde à l'envers car c'est bien connu, aucun individu de sexe féminin ne sait manipuler un ordinateur. Ce qui n'est pas vraiment faux en ce qui concerne Jen. Complètement incompétente, enchainant les rendez vous amoureux foireux, elle joue cependant tant bien que mal le rôle de l'adulte veillant sur un duo de vieux adolescents.

Parmi les personnages récurrents on trouve des caractères hauts en couleur comme le PDG de la société, Denholm Reynholm, un égocentrique qui dirige sa société à coup de concepts de management délirants (les toilettes mixtes,...) censés doper la productivité, ou encore le sinistre Richmond (joué par l'excellent Noel Fielding), l'ancien yupee devenu gothique et enfermé dans un placard au sous sol de la société.

"The IT Crowd" ne se veut pas réaliste pour un sou (encore que son portrait du nerd de base est bien vu). Il adopte un ton de farce qui le rapproche davantage du sitcom anglais classique que du "mockumentary" aujourd'hui très à la mode à la télé anglaise (et dont le chef de file est bien entendu le cultissime "The Office").

Derrière la réussite de "IT Crowd" on retrouve le scénariste irlandais Graham Linehan, qui malgré son jeune âge (il a 40 ans), s'est retrouvé derrière de grands succès de la télé anglaise dont le célèbre "Father Ted" qu'il a créé avec son complice Arthur Mathews, ou encore l'excellent "Black Books" avec Dylan Moran.

La série inaugurée sur Channel 4 en 2006 en est aujourd'hui à sa troisième saison. Elle est diffusée dans le monde entier (en France sur TPS Star), et a fait l'objet de deux tentatives de remakes avortés aux USA et en Allemagne où ils ont dû faire face à une foule de fans pas contents. Il faut dire que tous les nerds de la Terre ont Internet et ils sont très chatouilleux sur les tentatives de reprise de l'une de leur série préférée.

mercredi 10 décembre 2008

USA. TV. Dexter. Un serial killer qui vous veut du bien.


"Dexter" n'est pas vraiment une nouveauté mais je dois vous dire que je ne l'ai découverte que récemment. Pendant longtemps, le thème du serial killer, l'un des plus usés par les scénaristes américains avec la mafia et le Vietnam, a créé chez moi un véritable blocage.

Pourtant, un serial killer comme héros d'une série américaine, voilà un concept assez innovant. Soit, depuis quelques années, la télé américaine a montré qu'elle savait construire des séries autour de personnages troubles ("The shield" et "Sopranos" en sont les exemples types), mais cela reste assez rare.

Après avoir rendus attachants un parrain de la mafia et un flic véreux, nos amis américains allaient ils réussir la même chose avec celui qui n'est pas loin de se rapprocher du méchant absolu?

Dexter est un homme bien installé dans la trentaine, travaillant pour la police de Miami en tant qu'analyste spécialisé dans les tâches de sang. Mais c'est aussi un serial killer qui pratique son art selon un code de conduite que lui a appris son père adoptif Harry Morgan, ancien policier aujourd'hui décédé. Selon ce code, il ne doit tuer que des assassins qui sont passés à travers les mailles de la justice et dont il peut prouver la culpabilité. Introverti dans la vie quotidienne, complètement déconnecté de toute émotion, il a appris à simuler pour cacher son identité de monstre.

Dexter fait donc tout pour avoir des relations normales avec les gens qui l'entourent : ses collègues de travail, sa soeur ou sa petite amie (mère de deux enfants). Parfois quelques personnes arrivent à percer sa carapace et à deviner le monstre derrière le masque de garçon trop parfait, mais pour tout dire, cela se finit rarement bien!

"Dexter", basée sur des romans de Jeff Lindsay, lancée sur le réseau Showtime en 2006, en est aujourd'hui à sa troisième saison et a été confirmée pour deux autres saisons. La raison du succès : tout d'abord l'excellent jeu de l'acteur qui incarne Dexter (Michael C. Hall finalement pas si éloigné de son rôle d'homosexuel introverti dans Six Feet Under!). Ensuite, un ton très particulier : la série a un rythme assez lent (les épisodes durent 50mn), et un humour noir très présent particulièrement à travers la voix off de Dexter (pendant longtemps, la voix off a été mal considérée chez les Américains, mais elle fait aujourd'hui un comeback fracassant dans les séries ). La voix off permet de donner plus de profondeur à la série, et de nous rapprocher du personnage de Dexter qui, sinon, pourrait paraitre un peu trop distant et froid pour attirer la sympathie et même l'intérêt à long terme.

Finalement, Dexter est loin d'être un serial killer type Hannibal Lecter. Son code de conduite le rapproche plutôt d'un justicier aux méthodes quelque peu expéditives. Mais après tout, à moins que vous cachiez quelques cadavres dans votre placard, vous n'avez rien à craindre de lui. La morale est sauve? C'est un peu la question que pose la série depuis maintenant trois saisons. Pour l'instant, la série a su renouveler l'intérêt du téléspectateur, mais la saison de trop est toujours à craindre.

PS (UPDATE): à noter que Canal Plus vient de lancer la saison 2 en janvier 2009 en grandes pompes sur les écrans français à coup de pubs et d'affiches un peu partout.